Atos étend son empreinte dans le parc installé de calcul intensif. Le constructeur français signe 36 machines dans le nouveau Top 500 des supercalculateurs les plus puissants au monde publié le 28 juin 2021. C’est cinq de plus par rapport à sa présence dans le classement précédent publié en novembre 2020.
Ce résultat lui vaut d’être cinquième en nombre de machines avec 7,2% du Top 500, derrière le Chinois Lenovo (184 machines et 36,8%), le Chinois Inspur (57 machines et 11,4%), l’Américain HPE (45 machines et 9%) et le Chinois Sugon (39 machines et 7,8%). Il était sixième dans le classement précédent avec 6,2% des machines du Top 500 derrière Lenovo, Inspur, HPE, Sugon et Cray (qui fait désormais partie du groupe HPE).
7,4% de la puissance de calcul du Top 500
Les 36 supercalculateurs d’Atos représentent une puissance de calcul cumulée de 206,2 petaflops (un petaflops vaut un million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde) selon le benchmark Linpack, soit 27% de plus que dans le Top 500 de novembre 2020, ce qui place le constructeur français à la quatrième place, avec 7,4% de la puissance de calcul totale du Top 500, derrière Fujitsu (19,7%), Lenovo (15,1%) et HPE (11,1%). Dans le classement précédent, il pointait à la cinquième place avec 6,6% de la puissance de calcul du Top 500, derrière Fujitsu (21,7%), Lenovo (14,7%), HPE (8,1%) et Cray (6,6%).
Sur les 36 supercalculateurs d'Atos présents dans le nouveau Top 500, dix font leur entrée dans le classement. Parmi eux, figurent le Jureca du centre de recherche allemand FZJ (9,3 petaflops), le Dragao de l'entreprise brésilienne de pétrole Petroleo Brasiliero (9 petaflops), le Berzelius du centre de recherche suédois NSC ainsi que trois machines livrées dans le cadre de l'initiative européenne EuroHPC: MeluXina au Luxembourg, Discover à la Bulgarie et Vega à la Slovénie.
Top 500 juin 2021 Répartition des 500 machines du Top 500 par constructeurs (Source: Top 500 de juin 2021)
3% du marché mondial
Alors que le marché des machines de calcul, tous segments confondus, a chuté de 7% à un peu plus de 12 milliards de dollars en 2021, Atos se targue d’une croissance à deux chiffres selon Addison Snell, directeur général d’Intersect360, un cabinet américain spécialisé dans le calcul intensif. Cela ne l’empêche pas de reculer à la septième place avec environ 3%, derrière HPE, Dell, Lenovo, Fujitsu, IBM et Inspur. S’il tient la corde avec Lenovo, Fujitsu, IBM et Inspur, il reste loin, très loin derrière HPE et Dell, qui s’arrogent chacun environ 30% du gâteau.
Intersect360 Répartition du marché des machines de calcul en 2020 (Source: Intersect360)
"Atos est un constructeur clé de supercalculateurs, avec la gamme BullSequana X, mais vend également des systèmes de calcul à hautes performances pour la recherche et l'ingénierie en dessous du seuil de 1,5 million de dollars, explique à L'Usine Nouvelle Addison Snell. Il a vendu environ 3% des systèmes HPC dans le monde en termes de chiffre d'affaires en 2020, et nous nous attendons à ce qu'il reste un fournisseur important, en particulier pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique et sur le segment haut de gamme du marché."
Selon Intersect360, le marché devrait bénéficier d'un phénomène de rattrapage en 2021, rebondissant à 14,8 milliards de dollars, se stabiliser en 2022, puis reprendre sa croissance pour dépasser 18 milliards de dollars en 2025. Atos bénéficie à plein de l'initiative EuroHPC en livrant cinq des huit supercalculateurs prévus par cette coentreprise européenne.



