Atos reçoit une offre ferme de l'Etat pour l'acquisition de ses supercalculateurs stratégiques

Atos a annoncé lundi 2 juin avoir reçu une offre ferme de l'Etat français, pour acquérir les activités incluant les supercalculateurs stratégiques, utilisés dans la dissuasion nucléaire tricolore. La transaction doit aboutir en 2026, pour une valeur d'entreprise de 410 millions d'euros.

Réservé aux abonnés
Atos
La confirmation de cette acquisition était très attendue, la division "Advanced computing" comprenant les supercalculateurs impliqués dans la dissuasion nucléaire française.

Atos annonce plus de visibilité pour le futur de ses supercalculateurs. La société a déclaré lundi 2 juin avoir reçu une offre ferme de l’État français pour l’acquisition d’une partie de son activité «Advanced computing» («Calcul avancé») de sa division Eviden, qui rassemble les activités du digital, de la cybersécurité et du traitement de données (big data). 

La valeur d’entreprise est fixée à 410 millions d’euros, dont 110 millions d’euros de compléments de prix conditionnels. La partie «Vision AI» de cette activité est scindée et conservée par le groupe français pour former une nouvelle division au sein d’Eviden. «Le périmètre de la transaction devrait générer un chiffre d’affaires d’environ 0,8 milliard d’euros en 2025», précise Atos, tablant sur une clôture de la transaction en 2026.

Le futur des activités stratégiques d'Atos se précise

L’activité «Advanced computing» comprend notamment les supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire. Pour aboutir à cette promesse d’achat, le groupe était en discussion depuis plus d’un an avec l’État. Cette division regroupe plus de 2500 personnes majoritairement en France pour un chiffre d’affaires attendu en 2025 d’environ 800 millions d’euros, précise le ministère de l’Économie. «Les autres activités stratégiques d’Atos font, depuis le 6 novembre 2024, l’objet d’une protection adéquate par l’intermédiaire d’une action de préférence dont bénéficie l’État», a ajouté Bercy.

En pleine restructuration financière, Atos a présenté seulement deux semaines plus tôt son plan stratégique via son nouveau patron Philippe Salle. La possibilité de la vente d’une autre division jugée stratégique a été définitivement écartée. «Il n’est plus question de vendre l'activité de systèmes embarqués pour la défense MCS (Mission Critical Systems), avait affirmé le PDG interrogé par L’Usine Nouvelle le 14 mai dernier. Le marché est en pleine croissance avec l’économie de guerre. Ce serait de la folie de vendre maintenant. L'entité pèse 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, or, on peut peut-être la monter à 400 ou 500 millions.»

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
94 - Ivry-sur-Seine
Date de réponse 30/04/2026
Trouvez des produits et des fournisseurs