[L'instant tech] Avec son nouveau supercalculateur, Atos quadruple la capacité de calcul intensif de l’université d’Edimbourg

Le constructeur français Atos va fournir un nouveau supercalculateur hybride à l’université d’Edimbourg, au Royaume-Uni. Avec une puissance crête de calcul de 9,1 petaflops, cette machine va quadrupler la capacité de calcul intensif de l’institution. De quoi aider les scientifiques britanniques à repousser les limites de la recherche en physique des particules, astrophysique, physique nucléaire ou cosmologie.

 

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Centre de calcul de l'université d'Edimbourg
Le supercalculateur BullSequana XH2000 qu'Atos va livrer à l'université d'Edimbourg, au Royaume-Uni.

Une puissance de calcul quatre fois supérieure à celle disponible aujourd’hui et une meilleure efficacité énergétique. C'est avec ces arguments que le constructeur français de supercalculateurs Atos a remporté le contrat de fourniture d’un supercalculateur hybride BullSequana XH2000 à l’université d’Édimbourg, au Royaume-Uni.

Le montant du contrat, annoncé mardi 1er juin, n’a pas été dévoilé. Mais il s’inscrit dans un investissement de 20 millions de livres sterling, l’équivalent de 23,2 millions d’euros, pour la mise à niveau de l’installation DiRAC (Distributed Research Utilising Advanced Computing), qui regroupe les ressources de calcul intensif des universités de Cambridge, de Durham, de Leicester et d’Édimbourg.

Une des meilleures efficacités énergétiques du marché

L’université d’Edimbourg dispose depuis 2014 d’un supercalculateur, signé Cray, d’une puissance de calcul crête de 2,55 petaflops (1 petaflops vaut 1 million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde). Avec une puissance de calcul crête de 9,1 petaflops, le nouveau supercalculateur d’Atos va presque quadrupler cette capacité. Sa livraison est prévue au courant juin.

Le BullSequana XH2000 se caractérise par une architecture hybride combinant des processeurs de calcul Epyc d’AMD et des accélérateurs graphiques V100 de Nvidia. Il s’impose comme l’un des supercalculateurs les plus économes en énergie du marché avec une efficacité énergétique d’environ 24,5 Gigaflops par watt (1 gigaflops vaut 1 milliard d’opérations en virgule flottante par seconde). Une performance qu’il doit à son système de refroidissent à l’eau tiède à 40 °C. Pour le Royaume-Uni, ce sera la machine de calcul faisant le plus massivement appel aux accélérateurs graphiques.

Plate-forme de pointe pour les scientifiques

Ce supercalculateur constituera le cœur du système « Extreme Scaling Service » de DiRAC au Royaume-Uni. Une plate-forme de pointe destinée à aider l’équipe scientifique de la communauté STFC (Science and Technology Facilities Council) à faire avancer la recherche mondiale. Avec sa puissance de calcul quatre fois supérieure à celle disponible aujourd’hui et une meilleure efficacité énergétique, les chercheurs pourront repousser les limites de la recherche fondamentale en physique des particules, astrophysique, physique nucléaire ou encore cosmologie. Sa capacité pourra également être utilisée pour répondre à des problématiques nouvelles et urgentes, comme la pandémie de Covid-19.

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