Le CEA et ses partenaires du Centre de calcul, recherche et technologie (CCRT) renforcent leurs moyens de simulation numérique avec le nouveau supercalculateur « Topaze ». Il a été livré par le constructeur Atos sur la base de sa plateforme BullSequana XH2000. Il est installé dans le Très grand centre de calcul du CEA (TGCC) à Bruyères-le-Châtel, en Essonne. Il sera ouvert aux premiers utilisateurs à la fin de juin 2021 pour des simulations numériques de très grande ampleur.
Architecture de calcul hybride
Le TGCC disposait jusqu’ici de six supercalculateurs, tous signés Atos, offrant une puissance de calcul crête cumulée de près de 23 pétaflops (1 pétaflops vaut 1 million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde). Le dernier supercalculateur, Juliot-Curie Rome, installé en 2019, affiche une puissance de calcul crête de 12 pétaflops. Le nouveau supercalculateur Topaze apporte une capacité supplémentaire de calcul de 8,8 pétaflops. L'investissement correspondant n'est pas dévoilé.
Topaze bénéficie d’une architecture de calcul hybride avec des processeurs EPYC d’AMD et des accélérateurs A100 de Nvidia. Il dispose d’une capacité de stockage de données de 3 petaoctets. Son utilisation sera partagée entre le CEA et ses partenaires au sein du CCRT : ArianeGroup, Cerfacs, EDF, France Génomique, IFPEN, Ineris, Ingeliance, IRSN, L'Oréal, Michelin, Onera, Safran, Synchrotron SOLEIL, TechnicAtome, Thales Defence Mission Systems, Thales Alenia Space et Valeo.
Un atout d'innovation
Ce nouveau supercalculateur conforte la capacité de simulation numérique à hautes performances du CEA et ses partenaires au sein du CCRT. Il constitue un atout supplémentaire d’innovation dans de nombreux domaines tels que le développement des nouveaux moteurs d’avions et d’hélicoptères, la mise au point de technologies de la transition énergétique et écologique, l’amélioration de la sûreté des réacteurs nucléaires, l’analyse des risques environnementaux, la création de nouveaux satellites « flexibles », l’étude des protéines et le décryptage du génome, la conception et la fabrication de pneumatiques et systèmes intégrés pour l’automobile, la recherche de nouveaux matériaux, ou encore l’élaboration de produits cosmétiques plus respectueux de l’environnement.
Le CCRT a été mis en place en 2003 pour offrir au CEA et ses partenaires industriels et de recherche une infrastructure mutualisée de calcul intensif et simulation numérique. Un modèle qui a prouvé sa pertinence avec le partage aussi d’expérience.



