EuroHPC, l’entreprise qui incarne l’Europe du calcul intensif, franchit une nouvelle étape dans son développement. Après sa création en 2018 par 22 pays européens, dont la France, elle a désormais un lieu et des locaux en propre. Son siège social a été inauguré ce 3 mai 2021 à Luxembourg par son directeur général, Anders Dam Jensen, et le président de son conseil de gouvernance, Herbert Zeisel, en présence de Thierry Breton, Commissaire chargé du Marché intérieur, Jean Asselborn, ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes, et Franz Fayot, ministre de l'Économie.
«Je suis ravi d'inaugurer la nouvelle maison du HPC européen, se félicite Thierry Breton. Le calcul intensif est essentiel pour la souveraineté numérique de l'UE. Les supercalculateurs sont essentiels pour exploiter tout le potentiel des données, notamment pour les applications d'IA, la recherche en santé et l'industrie 4.0. Nous investissons massivement dans cette technologie de pointe pour que l'Europe reste en tête de la course technologique mondiale.»
EuroHPC Siège d'EuroHPC à Luxembourg (Crédit photo: EuroHPC)
Acquisition de 8 supercalculateurs

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La mission d’EuroHPC est de mettre en commun les ressources européennes et nationales pour acquérir et déployer des supercalculateurs de classe mondiale dans l’objectif d’aider les chercheurs et industriels européens à réaliser des progrès significatifs dans des domaines tels que la bio-ingénierie, la médecine personnalisée, la lutte contre le changement climatique, les prévisions météorologiques, la création de médicaments performants ou encore l’élaboration de nouveaux matériaux. Elle prévoit d’acquérir et d’installer huit supercalculateurs, dont trois machines pré-hexaflopique : une en Finlande, une en Espagne et une en Italie.
EuroHPC Pays européens participants à l'entreprise EuroHPC (Crédit photo: EuroHPC)
En tant qu’ancien PDG d’Atos, seul constructeur européen de supercalculateurs, Thierry Breton considère le calcul intensif comme un domaine hautement stratégique à la fois pour la compétitivité de l’Europe et sa souveraineté. Dans son projet de nouveau règlement EuroHPC, publié en septembre 2020, la Commission européenne propose de doter cette entreprise européenne d’un investissement supplémentaire de 8 milliards d'euros sur la période 2021-2033, contre 1,1 milliard d’euros sur la période 2018-2020, pour hisser l'UE en tête de la course technologique mondiale.
De gros défis industriels, technologiques et scientifiques
«Avec les données et la connectivité, le calcul à haute performance est à la pointe de notre souveraineté numérique, qui nécessite de relever de gros défis industriels, technologiques et scientifiques, affirme Thierry Breton. Rester dans la course mondiale à la technologie est une priorité pour l'Europe, et celle-ci dispose à la fois du savoir-faire et de la volonté politique pour jouer un rôle de premier plan. Notre objectif est de parvenir rapidement au prochain standard du calcul à haute performance, avec des ordinateurs exaflopiques, mais aussi et surtout d'intégrer déjà des accélérateurs quantiques pour mettre au point des machines hybrides et positionner l'Europe très tôt sur cette technologie de rupture.»
Le premier supercalculateur d’EuroHPC est le Vega livré par Atos en avril 2021 au centre de recherche slovène Izum. Il affiche une puissance de calcul crête de 6,8 petaflops (6,8 millions de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde). Pour Atos, il représente un contrat de 17,3 millions d’euros en cinq ans, installation et maintenance comprises.
EuroHPC Vega, premier supercalculateur d'EuroHPC, installé en Slovénie (Crédit photo: EuroHPC)



