Ariane 6 dans la dernière ligne droite

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En Guyane, Ariane 6 a été mise à la verticale pour commencer les essais combinés.

Ce n’est pas encore le premier tir d’Ariane 6 (repoussé en 2023), mais une étape importante du programme spatial européen. Mi-juillet, le lanceur, dont les étages ont été fabriqués et assemblés en Europe métropolitaine, a pour la première fois été érigé à la verticale sur son nouveau pas de tir au centre spatial guyanais.

Ce qui ouvre la séquence dite des essais combinés. Les équipes de l’Agence spatiale européenne (ESA), d’ArianeGroup et du Centre national d’études spatiales (Cnes) vont tester l’ensemble des interfaces entre ces deux éléments au niveau logiciel, mécanique et électrique. Avec en point d’orgue, le remplissage des réservoirs et l’allumage à plusieurs reprises du moteur de l’étage principal Vulcain 2.1, sans aller toutefois jusqu’au décollage.

Les boosters qui n’ont pas besoin d’être allumés seront chargés d’une matière inerte. « Ces essais sont complexes. Leur durée va dépendre des difficultés techniques rencontrées. L’objectif est de mener l’essentiel des essais combinés cette année », souligne Daniel Neuenschwander, directeur du transport spatial à l’ESA. Cette phase va mobiliser environ 200 techniciens.

Le 15 juin, l’ESA avait annoncé un nouveau report du premier tir d’Ariane 6 à 2023, notamment à cause du retard pris dans les tests à feu, qui restaient à réaliser en Allemagne à l’étage supérieur du lanceur et au centre spatial guyanais. Cela porte à plus de deux ans le retard du lanceur européen, dont le vol était prévu à la fin 2020.

Couv 3707 mini
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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n° 3707 - Juin 2022

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