A sept mois de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, l’immense chantier confié à la Solideo - la Société de livraison des ouvrages olympiques - est sur le point de s’achever. «Globalement et au 31 décembre, 84% des travaux seront achevés. Dès le lancement de l’opération nous nous étions fixé cet objectif de la fin de l’année 2023 pour la livraison des ouvrages et il sera tenu grâce à la mobilisation de tous», s’est félicité Nicolas Ferrand, directeur général exécutif de la Solideo lors d’une conférence organisée, mardi 19 décembre, sur le site du village des athlètes à Saint-Denis.
Les ouvrages seront mis à la disposition du Cojo (Comité d’organisation des Jeux Olympiques) à partir du 1er mars 2024 le temps de lever les réserves qui pourraient subsister après la livraison fin décembre. Les sites d’entraînement seront, quant à eux, disponibles au plus tard début juin.
Créée fin 2017, la Solideo avait la charge de conduire l’ambitieux programme de réalisation d’ouvrages et d’opérations d’aménagement nécessaires à l’organisation des Jeux de Paris l’été prochain (du 26 juillet au 11 août). «La Solideo a travaillé sur 70 ouvrages et porté 548 projets» a rappelé Nicolas Ferrand. Outre la construction de sites de compétition comme le Centre aquatique olympique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ou la rénovation de nombreux équipements, la société a aménagé la Zac du village des athlètes avec ses 14 250 lits ainsi que celle du cluster des médias implanté à cheval sur les trois communes du Bourget, de Dugny et de la Courneuve, tous trois en Seine-Saint-Denis.
Respect du budget
Selon Nicolas Ferrand, la Solideo qui a bénéficié d’un budget 1,721 milliard de subventions publiques, a respecté sa trajectoire financière (le budget total pour les 70 opérations était pour sa part de 4,5 milliards d’euros). «Nous sommes fiers que notre budget soit resté stable en euros constants de 2016», a relevé Nicolas Ferrand. Ce dernier attribue ce résultat à plusieurs facteurs dont le principal tient au fait que peu de modifications de programme sont venues entraver l’avancement des opérations. 773 modifications ont été recensées contre, par exemple, 6 000 pour les Jeux de Londres.
Selon Nicolas Ferrand, la Solideo a également concrétisé ses ambitions en matière d’inclusion sociale (plus de trois millions d’heures d’insertion, ndlr) et en terme d’excellence environnementale. Le recours au béton bas carbone a été généralisé, l’usage du bois a été privilégié. Plusieurs opérations ont bénéficié du soutien du fonds innovation et écologie créé par la Solideo. Ce fonds couvrait plusieurs thématiques dont la neutralité carbone, le confort urbain ou encore la biodiversité. Il était doté d’une enveloppe de 36 millions d’euros et aura permis de financer 34 projets d’innovations de rupture.
Les Jeux olympiques laisseront un très important héritage matériel dont cinq ponts, huit piscines et surtout le village des athlètes dont les bâtiments sont appelés à connaître un autre usage. Passés les trois mois d’occupation pour les Jeux, ces édifices seront dédiés à satisfaire les besoins des populations locales notamment en matière de logements. «Les promoteurs récupèrent l’ensemble des bâtiments le 1ernovembre. Après il faudra faire tous les travaux de transformation, abattre des cloisons, installer des cuisines. Les premiers habitants devraient s’installer à la mi-2025» a précisé Nicolas Ferrand.



