Nicolas Ferrand rebondit dans le nucléaire. A compter du 16 septembre 2024, cet ingénieur âgé de 52 ans, diplômé de l’Ecole polytechnique, de l’Ecole nationale des ponts et chaussées et du MIT (Massachusetts Institute of Technology), prendra la direction du programme Aval du futur d’Orano. Rattaché à Nicolas Maes, le directeur général du groupe spécialisé dans le traitement des matières nucléaires (17 500 personnes), il intégrera le comité exécutif.
Il s’agit d’un changement de cap pour Nicolas Ferrand, jusqu’alors spécialisé dans l’aménagement pour le compte d’opérateurs publics. Après l’avoir préfigurée, il dirigeait depuis la fin 2017 la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) qui a été chargée de la construction et de la rénovation des équipements pérennes nécessaires pour les Jeux olympiques de Paris 2024, soit un ensemble de 70 ouvrages, parmi lesquels le Village des athlètes situé en Seine-Saint-Denis. Une mission accomplie pour la Solideo, qui va restituer, en bout de compte, 39 millions d'euros à l'Etat et aux collectivités.
Entré comme chef d’arrondissement au sein de la direction départementale de l'Equipement de la Marne en 1999, Nicolas Ferrand devient en 2003 chef de bureau des transports d’Ile-de-France au ministère des Transports, puis conseiller technique en charge de l’urbanisme et de l’aménagement au sein du cabinet du ministre de l’Equipement Gilles de Robien entre 2004 et 2007. Nommé directeur général de l’Etablissement public d'aménagement de Saint-Etienne (Loire), il devient, en 2012, directeur général de l'aménagement urbain de la communauté d'agglomération de Rennes Métropole (Ille-et-Vilaine) avant, en 2014, de prendre la direction générale des établissements publics d'aménagement de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne).
Un programme lié à la nécessité de pérenniser des installations au-delà de 2040
La mission de Nicolas Ferrand chez Orano est liée à la décision gouvernementale, confirmée le 26 février dernier, de continuer à recycler les combustibles usés des centrales nucléaires, avec une prolongation jusqu’en 2100. Elle n’était alors prévue que jusqu’en 2040. Le changement de l’échéance requiert, pour Orano, des investissements supplémentaires. A La Hague (Manche), après un investissement de 450 millions d’euros consenti en 2023, l’industriel comptait déjà au moins doubler ses investissements d’ici à 2030 afin de pouvoir exploiter le site jusqu’en 2040.

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«Parallèlement aux démarches de prolongation des usines de La Hague et de Melox déjà engagées, ce nouveau programme a pour objectif de préparer et conduire le renouvellement de ces usines, pour doter la France de l’outil industriel permettant le recyclage des combustibles jusqu’à la fin du siècle, et en proposant ce service à des électriciens nucléaires étrangers», explique Orano pour présenter son programme Aval du futur. L’usine Melox, qui produit du combustible (Mox), est pour sa part située à Chusclan, dans le Gard.
Orano, qui s’est aussi diversifié dans la pharma, a alerté début juillet 2024 quant à la situation critique de son usine d’uranium située au Niger. L’industriel a par ailleurs été mis en demeure, en juin, par l’Autorité de sûreté nucléaire, de procéder à des réparations sur le barrage qu’il exploite à La Hague.



