Elles sont désormais 250 entreprises à apposer son logo : le label PME+, qui certifie des entreprises françaises engagées sur la RSE, connait une belle croissance. Géré par la Fédération des Entreprises et Entrepreneurs de France (Feef), celui qui souffle sa dixième bougie permet, aux dires des dirigeants, de se différencier parmi la jungle des plus petites entreprises présentes dans les rayons.
Un gage de sérieux pour les distributeurs
Les "PME+" mettent en avant la création de valeur qu’elles fixent en France et leurs achats responsables, auprès de fournisseurs locaux – dans la mesure du possible. Un engagement que saluent les distributeurs, même s’il est toujours difficile de savoir combien pèsent réellement ces engagements dans la négociation commerciale. «Notre métier consiste à faire la meilleure sélection possible des fournisseurs, souligne Stéphane Pierrefeu, directeur RSE fournisseurs chez Carrefour. "PME+" est un gage de sérieux avec des critères très exigeants qui reposent notamment sur la norme ISO 26 000 [qui certifie la responsabilité sociétale des entreprises].»
Et les chiffres suivent, comme le souligne Bruno Lesbros responsable PME chez Nielsen IQ, un institut spécialiste des études de marché: «Dans le contexte morose de consommation, les entreprises "PME+" ont vu leurs ventes progresser de 3,5% l’an dernier, soit sept fois plus que le reste des PME. Sur la même période, les grands groupes, qui réalisent plus de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires, baissent de 1,8%», explique l’analyste. Au cumulé, ces entreprises labellisées pèsent 4,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans les supermarchés.
La croissance en rayons est aussi une affaire de cible
Ce gain de parts de marchés, Emily Mayer, directrice de l’analyse économique chez Circana, un institut spécialiste de la consommation, l’attribue au fait que ces PME touchent une clientèle plus aisée que la moyenne, répondent aux attentes en matière de «mieux consommer» et de demande de produits fabriqués localement. Si la croissance est plutôt bien répartie entre les différents rayons où les entreprises labellisées opèrent, le chipsier Altho fait office de locomotive. On note aussi, alors que le logo est loin d’être encore connu par tous les français, que c’est sûrement plus la typologie d’entreprises qu’il consacre que le label en lui-même qui est prisé des consommateurs.
L’objectif pour 2025 est d’ailleurs de continuer le déploiement de ce label, en ralliant une quarantaine de nouvelles entreprises qui accepteront de se faire auditer. Léonard Prunier, le président de la Feef, souligne que l’organisation va travailler au déploiement de critères d’achats responsable, pour accélérer la bascule vers un approvisionnement français.



