Pour renouveler sa flotte, American Airlines, la première compagnie aérienne au monde en nombre de passagers transportés, compte sur pas moins de 260 avions. Elle a annoncé lundi 4 mars commander ces exemplaires auprès du français Airbus, du brésilien Embraer mais aussi… de l’américain Boeing, en pleine tourmente après un énième incident impliquant son 737 MAX en début d’année.
Les problèmes rencontrés par l’avionneur sur ce programme n’ont pas freiné American Airlines puisqu’elle lui a commandé 85 appareils, et, qui plus est, des 737 MAX. Il s’agit plus précisément des 737 MAX 10, une version dont la certification par l’Agence américaine de l’aviation (FAA), repoussée, se fait toujours attendre. Le groupe américain commande autant d’avions à Airbus, tous des A321neo. Embraer doit de son côté livrer 90 E175 à American Airlines.
La remontée en cadence de Boeing gelée par la FAA
La commande, d’un montant catalogue total avoisinant les 30 milliards de dollars (27,6 milliards d’euros), comprend également des options et des droits d’achat pour 193 avions supplémentaires. American Airlines précise que son contrat avec Boeing prévoit qu’une précédente commande de 30 737 MAX 8 soit convertie en MAX 10. L’annonce d'American Airlines devrait redonner le sourire à l’avionneur qui se trouve en pleine zone de turbulence. Au mois de février, ce dernier avait déclaré avoir livré 27 avions en janvier, soit une baisse de 29% sur un an. Il avait expliqué que deux de ses clients, non cités, avaient renoncé à deux 737 MAX. Air Europe avait annulé de son côté la commande d’un 787 Dreamliner.
«Nous apprécions grandement la confiance qu'American Airlines accorde à Boeing et à la famille 737 MAX. Le choix du 737-10 par American Airlines permettra d'améliorer encore l'efficacité, l'homogénéité et la flexibilité de son réseau et de ses opérations au niveau mondial», a déclaré Stan Deal, le PDG de la branche d’avions commerciaux de Boeing, cité dans un communiqué. L’avionneur, tout comme Airbus et Embraer, va devoir livrer les appareils en temps et en heure. Une tâche d'autant plus difficile que la FAA lui a imposé de stopper l’augmentation des cadences de production de ses 737 MAX jusqu’à la fin de l’enquête sur l’incident du 5 janvier.



