Moins d’un an après le lancement d’un avion à hydrogène par Airbus, la filière qui permettra son envol à l’horizon 2035 prend forme. De sa production à sa combustion dans les moteurs d’avions, en passant par sa distribution et son stockage à bord, l’hydrogène agrège peu à peu une multitude d’acteurs qui s’aventurent en terre inconnue.
L’annonce la plus forte est celle de la signature d’un protocole d’accord entre Airbus, Air liquide et le groupe ADP, dévoilée en juin. Une initiative qui vise à définir les infrastructures requises pour assurer l’approvisionnement en hydrogène. Elle fait écho au lancement, en février, de l’appel à manifestation d’intérêt ayant pour objectif de jeter les bases d’une filière hydrogène aéroportuaire en Ile-de-France.
Côté avion, le lancement du projet Hypérion – qui regroupe Airbus, Safran et leur coentreprise à 50-50 ArianeGroup – pose le premier jalon. Cette étude de deux ans va se pencher sur les systèmes de propulsion à l’hydrogène et le circuit de distribution. Le motoriste n’est pas le seul fournisseur en phase d’approche.
D’autres suivent, à l’image de la PME Rafaut. Ce sous-traitant du Rafale s’est rapproché d’Airbus, lorgnant la livraison de pièces pour le futur réservoir de l’avion à hydrogène. Dernier chaînon indispensable, l’Agence européenne de la sécurité aérienne vient de créer un comité scientifique et a mis sur pied un programme de formation de ses ingénieurs pour gagner en compétences.



