Une technologie de laboratoire sera-t-elle au cœur du futur avion à hydrogène d’Airbus ? Si le pari est osé, l’entité de l’avionneur dédiée à l’exploration des technologies de ruptures, Airbus UpNext, y croit dur comme fer.
Réduire les pertes électriques
Son projet de démonstrateur au sol d’un système de propulsion électrique, baptisé Cryoprop, est en effet fondé sur l’utilisation de matériaux supraconducteurs. Leur intérêt ? une quasi-absence de résistance électrique, ce qui réduirait les pertes électriques et donc la masse des câbles nécessaires, estime l’avionneur.
Un premier jalon en la matière avait été posé dès 2021, avec une installation ayant validé l’intérêt d’aller dans cette voie et d’utiliser l’hydrogène pour refroidir le système. Mais Cryoprop va plus loin, avec une puissance supérieure du système propulsif (2 MW) et l’utilisation pour le refroidissement d’hélium évitant celle de l’hydrogène (inflammable). Le projet Cryoprop doit s’achever en 2026. Soit un à deux ans avant qu’Airbus n’établisse ses choix technologiques pour son futur avion à hydrogène.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3734 - Septembre 2024



