Chez Air France-KLM, l’IA générative a fait irruption sous les traits d’un petit robot rondouillard aux yeux rieurs. Dès 2017, le chatbot Louis est venu prêter main-forte aux passagers tout au long de leur parcours, ainsi qu’aux salariés de la compagnie franco-néerlandaise. Il fournit 30 % de réponses aux questions, contre 20 % lors de son lancement.
Une utilisation d'ici la fin de l'année
Une autre application, moins visible, mais plus ambitieuse, s’apprête à voir le jour : l’assistance à la maintenance des avions. «Elle permet d’accéder plus rapidement aux documents techniques liés à une pièce, précise Julie Pozzi, la responsable data et IA du groupe. Cette aide à la recherche documentaire pourrait s’avérer précieuse alors que nombre d’opérations de maintenance sont menées entre deux vols, dans un temps très limité.»
Autre capacité attendue : accélérer l’identification des causes de panne en capitalisant sur l’expérience collective des mécaniciens. Alors que des expérimentations sont menées sur les sites de Roissy Charles-de-Gaulle et d’Amsterdam (Pays-Bas), l’utilisation opérationnelle de ce cas d’usage est prévue avant la fin de l’année. «Dans la mesure où cette application ne fournit pas toujours les réponses les plus justes, il faudra acculturer les techniciens, souligne Julie Pozzi. Chaque information qu’elle donne doit être vérifiée.» Les techniciens de la compagnie aérienne pourront l’utiliser via leur iPad, outil devenu incontournable dans les opérations de maintenance aéronautique.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3731 - Juin 2024



