Accord sur le RER B, les premiers trains toujours prévus pour 2025

Ile-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports de la région, vient d’annoncer un accord entre les différents acteurs du contrat pour la production des futures rames du RER B, qui relie le nord au sud de l'Île-de-France. Alstom confirme être en position d’exécuter le contrat.

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chantier du Grand paris Express
Les usagers du RER B vont devoir encore patienter cinq ans avant de voyager dans des conditions humaines.

La bataille qui a fait rage entre Alstom et Ile-de-France Mobilités, les groupes RATP et SNCF est terminée, après deux mois de suspense. L’armistice permet à chaque partie de ne pas se sentir lésée et surtout aux usagers du RER B – la deuxième ligne de transport urbain la plus fréquentée en Europe après celle du RER A - de pouvoir voyager à partir de 2026 dans des conditions décentes. Le contrat concerne 146 trains neufs livrés à partir de fin 2025 pour un montant de 2,56 milliards d’euros.

Le 4 février, Alstom avait signifié sa volonté de ne pas exécuter ce contrat dans les conditions de l’appel d’offres remporté contre lui par Bombardier et CAF. Mais entretemps, le rachat de Bombardier par Alstom a été finalisé. "Depuis le départ, Alstom a des doutes sur la viabilité technique et financière de l'offre faite par Bombardier, avait expliqué Henri Poupart-Lafarge, le président d’Alstom sur France Info le 1er février. Avant de s’embarquer dans cette aventure, s’asseoir autour de la table pendant quinze jours ne me paraît pas du luxe." L’écart de prix de 500 à 600 millions d’euros entre les deux offres était, selon Alstom, la preuve que le consortium Bombardier CAF avait cassé les prix et surtout qu’il s’était engagé sur des choix techniques risqués.

Des amendements au contrat envisagés

"Le groupement RATP - SNCF Voyageurs et Île-de-France Mobilités se réjouissent que le consortium Alstom-Bombardier/CAF s’engage définitivement dans l’exécution du marché MI20 qui lui a été notifié le 5 février 2021, indique l’autorité organisatrice dans un communiqué. Les discussions intervenues depuis plusieurs semaines ont permis au nouveau groupe Alstom-Bombardier de prendre connaissance des termes du contrat et de lever leurs inquiétudes, permettant dorénavant au groupement Alstom-Bombardier/CAF de s’engager dans l’exécution du contrat sur la base du marché notifié." Une réunion qui s’est tenue le 13 avril a permis d’aplanir les différends et de lancer les prochaines étapes de la mise en œuvre du contrat, avec des livraisons qui commenceraient fin 2025. Alstom confirme être en position pour exécuter le contrat.

Si le montant du contrat et les délais de livraison n’ont pas été remis en cause, il ne fait aucun doute que des clauses ont été ajoutées pour éviter que le consortium ne supporte des risques de dérapage. Selon nos informations, des amendements seraient ajoutés pendant l’exécution du contrat pour prendre en compte des coûts supplémentaires si des choix techniques s’avéraient hasardeux et engendraient retards et surcoûts. Toujours selon nos sources, la répartition des parts au sein du consortium est de 68 % pour Alstom et 32 % pour CAF.

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