C’est officiel, Île-de-France Mobilités, la RATP et la SNCF ont choisi le consortium Bombardier-CAF pour le renouvellement des rames du RER B, plutôt qu’Alstom.
Cette ligne de transport express régional, la ligne ferroviaire la plus fréquentée d’Europe après celle du RER A, fait hurler chaque jour ses voyageurs. La vétusté du matériel roulant (mais aussi de certaines infrastructures) est responsable de pannes récurrentes.
Les trois parties ont organisé des conseils d’administration exceptionnels pour prendre une décision rapide comme l’avait exigé la présidente de la région Valérie Pécresse.
2,56 milliards d’euros
Les futurs trains MI20 financés par Île-de-France Mobilités seront au nombre de 146 pour un montant total de 2,56 milliards d’euros. La signature aura lieu dans un délai de 11 jours sous réserve de recours judiciaires.
Le 18 décembre dernier, le Tribunal judiciaire de Paris avait suspendu l’appel d’offre suite une requête d’Alstom qui dénonçait une modification du cahier des charges au cours de la procédure qui demandait, en raison de la crise sanitaire, de prévoir des souplesses dans l’achat des trains. La RATP et la SNCF avaient décidé de se pourvoir en cassation, surtout qu’ils s’étaient engagés à conclure cet appel d’offre fin 2020.
Ces futurs trains commenceront à circuler entre Saint Rémy-les-Chevreuse et Roissy à partir de 2025. Ils bénéficieront du système de pilotage automatique Nexteo. Entre temps, des travaux seront engagés pour moderniser les infrastructures (aiguillage, signalisation) sur la partie sud et des gares seront modernisées.
Mais si Alstom n'a pas gagné l’appel d’offres, il n’a pas complètement perdu la partie. A la fin du mois, le 29 janvier, Bombardier sera officiellement racheté par Alstom. L’espagnol CAF possède un site industriel en France à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).



