Pour le groupe SNCF, il est temps que la semaine se termine. Le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari a annoncé, ce jeudi 4 juin sur l’antenne de France Info, le montant des pertes de la SNCF : "4 milliards d’euros de pertes" au 1er juin. Elles correspondent à la perte d’activité enregistrée lors des grèves contre la réforme des retraites et la très forte réduction du trafic et du nombre de voyageurs avec la pandémie.
Mais il n‘est pas question pour le gouvernement de laisser tomber la SNCF, lui qui s’est engagé à reprendre, avec le nouveau Pacte ferroviaire français, 35 milliards d’euros de dettes. Et de citer une recapitalisation de 13 milliards d’euros de la Deutsche Bahn par le gouvernement fédéral allemand.
Pour Jean-Baptiste Djebbari, la situation financière de la SNCF a été assainie grâce au gouvernement, et "nous ne voulons pas retrouver la situation" antérieure. Il faudra aussi étudier les actifs et regarder les acquisitions et les cessions possibles.
3 millions de billets à 49 euros
Durant cette interview, il a annoncé que le service des trains du quotidien serait assuré à 100% à partir du 15 juin et le 24 juin pour l’ensemble des trains. Il a également assuré qu’il n’y aurait pas de hausse tarifaire sur les billets. "On ne se rattrape pas sur les clients." Au contraire, il faut les faire revenir, d’où l’annonce de la mise en vente de 3 millions de billets de trains de grande ligne à 49 euros (TGV et Intercités).
Le feuilleton Keolis continue
Et la semaine agitée de la SNCF est surtout le fait de Keolis. Jean-Baptiste Djebbari s’est confié à notre confrère Mobilettre pour lui annoncer qu’il avait demandé le limogeage de Joël Lebreton, le président du Conseil de surveillance... celui-là même qui a procédé à l’éviction de Patrick Jeantet, le patron de Keolis.
"Jean-Baptiste Djebbari a confié ce matin à Mobilettre qu’il avait demandé au cours d’un entretien hier soir avec le président de la SNCF Jean-Pierre Farandou d’"accélérer le renouvellement de la gouvernance de Keolis", à savoir le remplacement de Joël Lebreton avant le terme de son mandat prévu en août, et la mise en place rapide d’un nouveau tandem président du conseil de surveillance / président du directoire", écrit Mobilettre qui rappelle que Joël Lebreton avait participé à la funeste fusion Veolia/ Transdev.



