"Il ne faut jamais gâcher une bonne crise", disent les Américains. L’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) reprend l’expression à son compte.
Dans une note intitulée "Investir en faveur du climat contribuera à la sortie de crise", il chiffre l’effet d’une augmentation de 2020 à 2023 de 7 milliards d’euros par an du budget public (État, collectivités, Bpifrance) de 12,5 milliards d’euros dédié aux transports bas carbone, à la rénovation des bâtiments et aux énergies renouvelables. Par effet de levier, cela déclencherait 12,5 milliards d’investissement privés supplémentaires.
"Dans l’hypothèse très probable où le gouvernement opterait pour un plan de relance post-crise de Covid-19 budgétaire plutôt que financier, on a là une occasion d’agir en même temps pour le climat et l’économie", explique Benoît Leguet, le directeur général de d’I4CE. Reste que sans mettre en regard l’impact en termes d’emplois et de réduction des émissions de CO2, ces chiffres ne suffiront pas à construire un plan de relance climat. De plus, fondée uniquement sur la partie chiffrable de la stratégie nationale bas carbone, cette étude n’évalue pas les conséquences d’investissements plus massifs dans les gaz renouvelables et la biomasse, par exemple. Mais elle donnera une solide base de réflexion à Bercy.



