A peine lancé en décembre 2024, il se prépare pour être relancé. Face au «fort engouement de la part des industriels» pour sa première édition, l’appel d’offres intitulé «Grands projets industriels de décarbonation» fait l’objet d’une consultation publique en vue d’une deuxième édition en 2026, a annoncé le gouvernement mardi 24 juin.
Cet appel d’offres sert à subventionner les projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des sites industriels les plus émetteurs de gaz à effet de serre, comme les producteurs d'acier, d'aluminium, de ciment… Ils sont nombreux à faire partie des 50 sites industriels les plus émetteurs de CO2. Piloté par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), L’appel d’offre est intégré au plan d’investissement France 2030.
Un appel à manifestation nécessaire pour candidater
La consultation publique sert d’une part à cerner «les évolutions susceptibles d’être apportées au cahier des charges» pour l’admission et le calcul des aides allouées. D’autre part, un appel à manifestation (AMI) est lancé en parallèle à destination des potentiels candidats à ces subventions. «La participation à cet AMI sera une condition nécessaire pour candidater au futur dispositif pour les porteurs de projets n’ayant pas déjà candidaté au premier appel d’offres», insiste le communiqué.
L’édition 2024 concerne les projets représentant un montant d’aide total supérieur à 20 millions d’euros, pour effectuer l’électrification d’un site, l’amélioration de l’efficacité énergétique, la modification du mix énergétique ou du mix matières, ou encore le captage du carbone. D’autres appels d’offres spécifiques sont fléchés vers les projets de moindre ampleur, ou vers les PME et ETI. Comme pour cette première édition, l’appel à projet devra ensuite attendre la confirmation de la Commission européenne pour être lancé en 2026.



