134 457 cas confirmés, 4 598 décès
Le nombre de cas continue d'augmenter en Allemagne, bien qu'un ralentissement soit observé. Au 21 avril, le pays comptabilisait 143 457 cas confirmés (+ 1 785 en un jour) selon l'institut Robert Koch, un établissement public fédéral spécialisé dans l'épidémiologie. Par ailleurs, 194 personnes de plus sont décédées par rapport à la veille, portant le nombre total de décès à 4 598 depuis le début de l'épidémie.
La Bavière, qui était le seul länder à avoir imposé des mesures de confinement totale, est la région la plus touchée avec 37 849 cas confirmés le 20 avril et 1 286 décès enregistrés. Viennent ensuite le Rhénanie-du-Nord avec 28 971 malades pour 857 décès, puis le Bade-Wurtemberg au sud du pays, avec 28 253 personnes infectées et 982 décès.
Assouplissement des mesures de confinement mais prolongation des restrictions de contacts

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Le gouvernement allemand, en accord avec les länder, a décidé d'assouplir ses mesures de confinement en autorisant la réouverture de certains commerces dès le lundi 20 avril. Toutefois, les restrictions de contacts en vigueur depuis la mi-mars seront prolongées jusqu'au 3 mai. Une distance de 1,5 mètre doit par conséquent être observée en public. Les écoles rouvriront progressivement à partir du 4 mai, en commençant par les classes terminales du secondaire (général et professionnel) et du primaire. A compter du 4 mai également, les coiffeurs pourront reprendre leur activité dans les mêmes conditions que les autres commerçants, en plus de l'obligation de se procurer un équipement de protection individuelle.
En Bavière, le confinement total est levé, les habitants pourront dès lors entrer en contact avec des personnes hors de leur foyer. Sur tout le territoire, l'interdiction des réunions dans les lieux de cultes est maintenue jusqu'à nouvel ordre et les grands événements interdits jusqu'au 31 août.
Concernant l'assouplissement, "tous les magasins de moins de 800 mètres carrés, ainsi que, indépendamment de la surface de vente, les vendeurs de voitures et de vélos et les librairies pourront rouvrir leurs portes, à condition de respecter certaines règles en vue de garantir l’hygiène, de gérer les entrées et d’éviter les files d’attente", annonce le ministère fédéral de la Santé. Néanmoins, ces mesures sont susceptibles de varier d'un länder à l'autre, les Etats fédéraux devant eux-mêmes fixer l'application exacte de la règle. À Berlin et au Brandebourg, par exemple, les magasins ne rouvriront que mercredi et en Thuringe, les bars rouvriront le 24 avril.
Les industriels pour une reprise rapide de l'économie
S'il est impossible de chiffrer les pertes pour l'industrie faute de données assez récentes, le ministère fédéral de l'Economie et de l'Energie note qu' "en mars et au cours du deuxième trimestre, la conjoncture industrielle devrait s'effondrer". "Les indices quantifiables disponibles encore dernièrement pour le secteur secondaire concernent une période lors de laquelle la pandémie de coronavirus n'en était encore qu'à ses débuts en Allemagne, souligne le ministère, mais la demande mondiale en chute libre, la mise à l'arrêt des chaînes d'approvisionnement, le changement de comportement des consommateurs et l'inquiétude des investisseurs ont de très grandes conséquences pour l'Allemagne". "Même si les premières mesures de protection vont pouvoir par la suite être assouplies, la conjoncture va rester en berne et ne connaîtra que peu à peu une reprise" poursuit le ministère. L’Institut économique munichois IFO a révisé à la baisse son indice du climat d'affaire dans les industries manufacturières de 20 points, pour atteindre un niveau historiquement bas.
Au deuxième trimestre 2020, l’économie allemande devrait se contracter de 9,8%, soit le plus important recul depuis la Seconde Guerre mondiale. Sur l’ensemble de l’année, une récession de 4,2% est attendue, avant un net rebond de 5,8% en 2021 en raison du "vaste train de mesures pour limiter et surmonter les conséquences économiques de la pandémie", indique le ministère.
Face à cette effondrement de l'économie, des voix s'élèvent pour une reprise économique rapide, en particulier dans l’industrie automobile, qui perd 400 millions d’euros par jour. Daimler veut ainsi redémarrer ses usines à partir du 20 avril, en commençant par "les sites allemands où sont fabriquées les motorisations, puis les usines de Sindelfingen et de Brême, pour finir par les poids lourds et les utilitaires", selon un communiqué. Volkswagen espérait une augmentation de la production à partir du 14 avril de certaines usines de pièces détachées tournant au ralenti.
Comment y parvenir sans risquer de nouvelles contaminations ? "Tant que nous n’avons pas de médicament ou de vaccin, il va falloir apprendre à vivre avec le virus et conserver nos gestes barrières", a prévenu la chancelière Angela Merkel. Si l’industrie reprend, cela se fera donc avec des précautions particulières. IFO suggère de commencer par les usines hautement automatisées, où le risque de transmission du virus est faible.
Enfin, pour limiter la casse et pour assurer les liquidités des entreprises, le gouvernement a sorti les grands moyens, avec un plan d’aide de 1 200 milliards d’euros.
Un potentiel de 700 000 tests par semaine
De début mars à mi-avril l’Allemagne dit avoir effectué 1,7 million de tests dans 150 laboratoires répartis dans tout le pays. Le pays dit avoir la capacité de réaliser 700 000 tests PCR par semaine (200 000 de plus qu'à la fin mars). Il s'agit d'une capacité théorique, pas d'un nombre effectif de tests. Le pays peut s'appuyer sur la production de plusieurs industriels de machines de tests et de réactifs, comme Bosch, Euroimmun.
Depuis le début de l'épidémie, les tests sont effectués sur les personnes présentant des symptômes respiratoires aigus et leurs proches, ainsi que le personnel médical et infirmier (y compris dans les maisons de retraite).
Manque de masques
Faute de capacité de production nationale, l'Allemagne souffre de la même pénurie de masques que la France et c’est le système D qui prévaut : les couturiers sont invités à coudre eux-mêmes leur propre masque. Dans certaine région comme la Saxe, on demande aux citoyens de se couvrir la bouche avec une écharpe, à défaut de masque. "L'Allemagne s'est positionnée beaucoup trop tard sur le marché mondial des matériaux de protection. Alors que des émissaires d'autres pays comme les États-Unis et Israël volaient déjà en Asie avec des valises pleines d'argent et achetant de grosses livraisons à Berlin, les gens comptaient toujours sur les bureaux des achats de la Bundeswehr et des douanes pour s'occuper des masques", indique Der Spiegel.
Plusieurs Etats obligent désormais les habitants à porter des masques dans les commerces et les transports. Comme en France, faute de stock suffisant, le pouvoir central semble hésiter sur la consigne à donner.
Quelques semaines après la France, l'Allemagne a à son tour mis en place une plate-forme d'achat et de vente de gels hydroalcooliques pour organiser l'offre et la demande.



