C’est une première dans la course aux mini-réacteurs nucléaires qui fait rage dans le monde. Deux start-up, développant en France un réacteur à neutrons rapides, ont annoncé mi-janvier un partenariat stratégique et industriel, possiblement ouvert à d’autres pépites du secteur. Pour mettre en service leur tête de série d’ici à 2030, Naarea et Newcleo doivent rapidement faire certifier le design de leur mini-réacteur par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le gouvernement a demandé au CEA de les y aider. Las, ses ressources sont limitées.
Essais et laboratoires communs
Les deux jeunes pousses ont donc décidé de mutualiser leurs demandes. À chaque fois que cela a du sens, ils feront essais et laboratoires communs, notamment pour le développement des outils de simulation numérique. Le volet industriel du partenariat porte, lui, sur le cycle du combustible.
Si le volume de déchets et de matières valorisables est important, les ressources ne sont pas inépuisables. Elles doivent être rationalisées en amont. Chacune dispose de sa propre usine de fabrication des combustibles. Une fois cette matière utilisée, Newcleo et Naarea envisagent de collaborer pour le multirecyclage, qui pourrait être traité par Orano.
Enfin, le partenariat a un objectif stratégique et financier. Il s’agit de donner une vision unifiée de cette nouvelle filière vis-à-vis des services publics en France et en Europe. Dans la foulée, Naarea a annoncé une alliance analogue. Ce sera avec la start-up néerlandaise Thorizon. #

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3728 - Mars 2024



