L’énergie du vent est propre, gratuite et universelle. C’est donc sur elle que mise Michelin pour verdir le transport maritime avec le projet Wisamo, contraction de « wings sails » et de « mobility ».
Cette aile gonflable, rétractable et automatisée pourra être installée sur des navires de plaisance et marchands (rouliers, vraquiers, gaziers et pétroliers notamment), et ce, dès la conception comme en rétrofit. « La propulsion vélique est plus que prometteuse pour améliorer l’impact environnemental des navires marchands », souligne le navigateur français Michel Desjoyeaux, ambassadeur du projet. Les enjeux sont énormes.
Voué à tripler d’ici à 2050, le transport maritime est responsable de 3 % des émissions mondiales de CO2. Autant que l’avion. « Avec Wisamo, nous hybridons l’énergie des bateaux, ce qui permet de réduire la facture de fuel de 10 % à 20 % par bateau », avance Benoît Baisle Dailliez, le responsable du projet. Un premier navire sera équipé courant 2022. Avec une industrialisation prévue la même année.



