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Les dépenses de calcul intensif dans le cloud explosent

Selon le cabinet Intersect360, les dépenses de calcul intensif dans le cloud ont bondi en 2021 et devraient connaître une croissance à deux chiffres jusqu’en 2024. Mais, à l’inverse de celles dans l’intelligence artificielle, elles se cantonnent à une petite portion du marché.

 

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Pangea. Le supercalculateur de Total
Supercalculateur au centre de recherche de Total, à Pau (Pyrénées-Atlantiques).

Les dépenses de calcul intensif dans le cloud s’envolent. Selon le cabinet Intersect360, elles ont bondi de 85,2 % en 2021, à 4,7 milliards de dollars, enregistrant leur septième année de croissance à deux chiffres et leur deuxième à plus de 75 %. Les trois plateformes les plus utilisées sont celles des trois leaders mondiaux du cloud d’infrastructure : Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud Platform.

Le cloud offre des ressources de calcul et stockage de données virtuellement illimitées, accessibles à la demande et payables à l’usage, comme l’eau ou l’électricité. Il a été vu, il y quelque années, comme le moyen de mettre le calcul intensif à la portée de tous. Mais ce modèle s’est cantonné jusqu’ici à un segment de niche, les grandes entreprises, les centres de recherche et les gouvernements continuant à investir dans des supercalculateurs en propre. Le marché total du calcul intensif a progressé de 5,2 % en 2021, à près de 41 milliards de dollars, tandis que les dépenses dans les serveurs de calcul ont augmenté de 4 %, à environ 12,7 milliards de dollars.

Un marché de 10,2 milliards de dollars en 2026

Intersect360 explique le réveil foudroyant du calcul intensif dans le cloud depuis 2020 par la pandémie du Covid-19 et des perturbations de la chaîne logistique. Face à des besoins ponctuels de simulation et des pics de calcul, les utilisateurs se sont repliés sur le cloud. Et cette expérience serait en train de banaliser le recours à des serveurs distants pour accéder plus vite à des ressources de calcul supplémentaires, sans attendre la mise à niveau des capacités internes. Le cabinet entrevoit la poursuite de la croissance à deux chiffres de cet usage jusqu’en 2024, puis un ralentissement, portant ce marché à environ 10,2 milliards de dollars à l’horizon 2026.

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Ce développement reste toutefois à relativiser. Le calcul intensif dans le cloud ne représente encore qu’une petite portion du marché total du calcul intensif : 11,5 % en 2021 et 17 % en 2026. C’est l’inverse de la situation dans l’apprentissage de modèles d’intelligence artificielle. Et dont les dépenses, estimées à 5,4 milliards de dollars en 2021 – en dehors des géants de l’internet qui ont englouti 12,8 milliards de dollars dans cette activité –, sont réalisées à 75,6 % dans le cloud.

Dépenses de calcul intensif dans le cloud en millions de dollars

(source : Intersect360)

Intersect360 dépenses de calcul intensif dans le cloudIntersect360
Intersect360 dépenses de calcul intensif dans le cloud Intersect360 dépenses de calcul intensif dans le cloud (LOUKIL, Ridha)
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