Le retour de la prime Macron, version 2021

Le Premier ministre a annoncé le 15 mars aux syndicats et organisations patronales la reconduction de la prime Macron, exonérée de charges jusqu’à un niveau de salaire qui sera beaucoup plus bas qu'en 2019 et 2020 et reste à définir.

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Parmi les salariés particulièrement exposés au Covid-19 au début de la crise sanitaire, ceux de la production agroalimentaire pourront bénéficier d'une prime... si leur employeur le souhaite.

La prime Macron, mise en place après la crise des Gilets jaunes, s’était éteinte fin 2020, après deux années de mise en œuvre. Jean Castex a annoncé le lundi 15 mars aux partenaires sociaux réunis en «conférence du dialogue social» le retour, pour 2021, de cette prime défiscalisée et exonérée de charges pour les salariés et les employeurs. Une gratification soumise au bon vouloir des employeurs, encouragés par la défiscalisation des sommes versées.

En 2020, la prime Macron pouvait être versée à tous les salariés rémunérés jusqu’à trois fois le SMIC. Le plafond de la prime 2021 n’a pas encore été arrêté, a indiqué l’entourage de la ministre du Travail à l’issue de la journée. «Mais l’idée est clairement de la centrer sur les niveaux de revenus des travailleurs de la deuxième ligne», soit les plus bas, indique l’entourage de la ministre du Travail à l’issue de la réunion.

En 2019, la prime a bénéficié à 4,8 millions de salariés, qui ont touché en moyenne 401 euros. En 2020, malgré la crise, elle avait été versée à 6,2 millions de salariés fin novembre, à hauteur de 460 euros en moyenne, pour un montant de 2,9 milliards d’euros au total.

Un plafond de salaire qui reste à définir

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Comme en 2019 et 2020, la prime sera défiscalisée jusqu’à 1000 euros. Comme début 2020, elle pourra bénéficier de ces avantages jusqu’à 2000 euros si un accord d’intéressement a été conclu dans l’entreprise. Mais aussi, et ça c’est nouveau, si l’entreprise ou sa branche professionnelle s’est engagée dans une évolution des conditions de travail des travailleurs de la deuxième ligne. Une formulation encore un peu vague, puisqu’il va falloir à la fois définir qui sont ces salariés, et quels sont les points à améliorer.

Le gouvernement engagera une concertation avec les partenaires sociaux sur ce sujet, en s’appuyant sur les travaux présentés vendredi 12 mars au ministère du Travail. Une mission a identifié 17 métiers, dans 15 branches, pour lesquels les salariés étaient moins bien payés que la moyenne, avaient des conditions de travail plus difficiles, ne connaissaient pas d’évolution de carrière, etc…  Ce sont eux que les négociations devront privilégier.

Arrêt programmé de l'aide à l'embauche des jeunes

D’autres annonces ont été faites aux partenaires sociaux. Les aides au recrutement des apprentis et des jeunes en contrat de professionnalisation seront maintenues au niveau actuel jusqu’à fin 2021. De quoi couvrir la rentrée de l’automne 2021. Une entreprise recrutant un alternant de moins de 18 ans est aidée à hauteur de 5000 euros l’année, s’il a plus de 18 ans, à hauteur de 8000 euros. Une aide qui avait entraîné un succès inédit de l’apprentissage. Les aides à l’embauche des jeunes de moins de 26 ans vont rapidement disparaître : prolongées en avril et mai pour les seuls jeunes recrutés en dessous de 1,6 Smic, elles s’arrêteront ensuite.

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