Chronique

Le pétrole plonge, l'or grimpe

Réservé aux abonnés
Image d'illustration de l'article
Le cours de l'or épargné par les effets du coronavirus

La contagion des marchés de commodités par le coronavirus ne s’est pas fait attendre. La Chine est un marché clé pour les matières, dont elle consomme parfois plus de la moitié.

Le cuivre, thermomètre de l’économie mondiale, a dévissé de 10 % depuis la mi-janvier, comme le zinc. L’aluminium a perdu 7 %. La tendance est la même dans l’acier, le plomb, le nickel... Même l’envolée du palladium a été stoppée par le ralentissement du secteur automobile, entre attentisme environnemental et quarantaine des usines. Parmi les métaux, seul l’or, valeur refuge pour les investisseurs, grappille près de 5 %, soutenu comme l’an passé par ses produits dérivés. Les cours du pétrole ont plongé de 20%. Selon S & P Global Platts, les raffineries chinoises réduiraient leur consommation de 1 million de barils par jour en février. Chez Goldman Sachs, l’économiste Jeff Currie estime la baisse de demande chinoise entre 2 et 3 millions de barils par jour, "le pire choc sur la demande en dix ans". L’Opep peut-elle amortir ce choc ? Au moment où ce magazine partait à l’imprimerie, l’organisation d’exportateurs et ses partenaires de l’Opep+ n’avaient pas trouvé d’accord, la Russie se faisant, comme souvent, désirer. Des chiffres circulaient sur de possibles coupes supplémentaires de production, mais il n’est pas sûr que 500 000 barils par jour de moins sur le marché suffisent à stabiliser les prix. Ces baisses de prix servent une grande part de l’industrie française, à l’exception du recyclage, qui perd en compétitivité face aux matières vierges.

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.