L’adaptation de nouveaux matériaux à l’impression 3D intéresse, jusque dans l’espace. Le 16 août, la Nasa a envoyé sur la Station spatiale internationale (ISS) un démonstrateur technologique voué à imprimer des objets avec… de la roche lunaire.
Développée par la société américaine Redwire, spécialiste des technologies spatiales, cette imprimante 3D va utiliser un ersatz de poussière lunaire pour tenter de démontrer l’efficacité de sa technologie, qui pourrait permettre, à terme, de fabriquer des infrastructures et habitats extraterrestres.
Potentiel atout pour la mission Artemis
La mission vise à exploiter le régolithe, cette couche de poussière produite par l’impact de météorites à la surface des planètes sans atmosphère et des satellites naturels. «C’est une avancée importante pour démonter ces procédés de fabrication complexes et accélérer le calendrier d’exploration de la Nasa pour établir une présence humaine permanente sur la Lune», affirme Michael Snyder, directeur technologique de l’entreprise dans un communiqué.
Développée en partenariat avec le centre de vol spatial Marshall de la Nasa, la technologie devra être en mesure d’imprimer plusieurs pièces de manière autonome dans un environnement en microgravité. Si cet objectif est rempli, les produits seront renvoyés vers la terre pour un examen scientifique approfondi.
Réalisée sur un système d’impression de Redwire déjà installé sur l’ISS, l’expérience va utiliser trois têtes et trois lits d’impression différents – faisant partie du convoi d’approvisionnement lancé par l’agence spatiale américaine – pour identifier les caractéristiques idéales de la future fabrication additive lunaire.
A terme, envisage l’entreprise, ces essais pourraient permettre de construire des plateformes de lancement, des routes, des habitats, voire des meubles sur le satellite. Si elle s’avère fonctionnelle, la technologie pourrait trouver un rôle clé dans la mission Artemis de la Nasa, qui vise à renvoyer l’humain sur la Lune d’ici 2023 et à y installer un poste permanent.



