Moins de huit centimètres de diamètre pour à peine 200 grammes. Voilà les dimensions du rover que l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA) prévoit d'envoyer sur la Lune en 2022. Le petit robot ne serait ainsi pas plus grand qu'une balle de baseball ou, pour dresser une comparaison pertinente au pays du soleil levant, à peu près de la taille d'une Pokéball, la balle permettant de chasser des Pokémons dans le jeu vidéo du même nom.
Captiver les plus jeunes
Transporté par un atterrisseur HAKUTO-R construit par la société ispace, ce rover minuscule aura pour objectif de prendre des photos et de récolter des données sur la poussière lunaire. Une fois l'atterrissage réussi, il se divisera en deux moitiés, chacune fonctionnant comme une roue pour un déplacement optimal.
Le fabricant de jouets Tomy (d'ailleurs l'un des principaux fabricants des figurines Pokémon), qui travaille avec la JAXA sur ce projet depuis 2016, a été rejoint en 2019 par le géant de l'électronique Sony et en 2021 par l'université Doshisha. Dans un communiqué commun, les responsables de la mission ont notamment déclaré espérer que cette initiative pourrait amener les plus jeunes à s'intéresser davantage à la science et aux nouvelles technologies.
Une ambition spatiale renouvelée
Les données récoltées par ce petit rover devraient en tout cas se révéler très utiles pour les prochaines missions de la JAXA. D'ici à 2029, le Japon a en effet pour ambition d'envoyer sur la Lune un robot d'une envergure radicalement différente, conçu en collaboration avec Toyota. Baptisé Lunar Cruiser, celui-ci devrait permettre de transporter jusqu'à quatre spationautes et disposer d'une autonomie de 10 000 kilomètres.
En attendant, si la mission envisagée pour 2022 est un succès, le Japon deviendra le quatrième pays à avoir déposé un engin spatial sur la Lune, après les Etats-Unis, l'URSS et la Chine. Afin de réaffirmer sa position dans le secteur du spatial, le pays a également décidé de participer au programme Artemis, qui prévoit notamment d'envoyer la première femme sur la Lune en 2024 et d'entamer la construction d'une base lunaire à l'horizon 2028.




