La future mine de lithium d’Imerys dans l’Allier, le grand port de Dunkerque (Nord), les EPR 2 de Penly (Seine-Maritime), Airbus à Toulouse (Haute-Garonne)... Ce sont quelques-uns des 167 sites désignés « grands projets d’envergure nationale et européenne » dans un arrêté du ministère de la Transition écologique.
Un besoin de foncier industriel
Alors que les collectivités locales doivent diviser par deux l’artificialisation de leurs sols d’ici à 2031, l’emprise foncière de ces sites sera décomptée à part, une façon d’éviter que l’application du « zéro artificialisation nette » (ZAN) ne bloque certains projets stratégiques en régions. L’industrie représente un tiers d’entre eux, qui totalisent 11 800 hectares. D’autres projets pourraient s’y ajouter. Le ministère en a identifié 257 qui seraient potentiels, mais encore imprécis, d’ici à 2031. Il n’exclut pas de dépasser la réserve de 12 500 hectares inscrite dans la loi pour les grands projets en cas de besoin.
« La loi ZAN n’empêchera pas la réindustrialisation », assure le ministère de la Transition écologique, alors qu’un rapport évalue à 22 000 hectares les besoins en foncier industriel d’ici à 2030. Afin d’accélérer la réindustrialisation, Bercy et le ministère de la Transition doivent détailler à l’été une autre liste, celle des projets nationaux d’intérêt majeur, qui bénéficieront de procédures accélérées pour l’implantation d’usines.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3730 - Mai 2024



