L'Europe veut son accès internet haut débit par satellite avec Orange, Airbus, Arianespace...

C'est l'un des projets phares de Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur : doter le continent européen d'une solution de connectivité haut débit par satellite. Un consortium intégrant Airbus, Orange et Ariaespace, entre autres, va étudier la faisabilité du projet.

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LSTM Copernicus Airbus
Après Galileo et Copernicus, une nouvelle constellation de satellites pour l'Europe ?

L'Europe veut assurer sa souveraineté en matière de télécommunications. Après s'être dotée de son propre système de navigation par satellite indépendant du GPS, Galileo, et de son système d'observation de la Terre, Copernicus, elle souhaite s'équiper d'une constellation de satellites capable de fournir un accès à internet à haut débit, notamment pour les applications critiques.  Un projet porté par la commissaire au marché intérieur Thierry Breton, l'ancien patron d'Atos. La Commission européenne a chargé ce 23 décembre un consortium de réfléchir à ce projet. Le montant du contrat pour l'étude de faisabilité, qui doit durer un an, est de 7,1 millions d'euros.

Le consortium rassemble des fabricants de satellites, des opérateurs de télécommunications et des fournisseurs de services de lancement de satellites européens : l'européen Airbus, les franco-italiens Thales Alenia Space et Telespazio, les français Orange, Eutelsat, Arianespace, l'espagnol Hispasat, l'allemand OHB et le luxembourgeois SES.

La phase d'études a pour but de définir les cas d'usages possible et d'élaborer une architecture. Il s'agira aussi de prévoir le budget nécessaire pour mettre en œuvre une telle constellation. Un projet de partenariat public-privé (PPP) sera envisagé et évalué au cours de cette phase, indique la Commission. «Cette infrastructure européenne souveraine devrait profiter à un large éventail de secteurs, notamment le transport routier et maritime, le trafic et le contrôle aériens, le développement de véhicules autonomes ainsi que de nombreuses applications de l'internet des objets (IoT), fait valoir le consortium. Elle est destinée à offrir une sécurité accrue dans la transmission et le stockage des informations et des données répondant aux besoins de divers utilisateurs tels que les agences gouvernementales, les sociétés financières et bancaires, les réseaux scientifiques, les infrastructures critiques et les centres de données.» Elle pourrait aussi servir à assurer une couverture, à l’échelle mondiale, des zones rurales et des zones blanches oubliées des autres technologies de télécommunications.

La piste techniques privilégiée est celle de satellites géostationnaires et une constellation LEO (orbite basse) équipés de systèmes cryptés et de technologies quantiques. Le projet tirera d'ailleurs parti de l'initiative EuroQCI qui promeut une technologie de cryptographie quantique innovante.

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