Les premières estimations flash de l’emploi salarié de l'Insee sur 2021 sont tombées vendredi 4 février. Elles témoignent d'un dynamisme des créations d'emplois en France, avec une hausse de 3,3% sur l’ensemble du secteur privé. Le quatrième trimestre présente une hausse de 0,5%, en ligne avec celle du troisième trimestre 2021, également de 0,5%. Du côté de l’industrie, la hausse du secteur privé sur l’année est de 0,6%, avec la création nette de 18 000 emplois. Mais pas encore de quoi rattraper son niveau d’avant-crise de fin 2019. Il manque encore 38 000 emplois pour revenir à ce niveau.
Signaux positifs
En revanche, les signaux sont positifs, car la progression du quatrième trimestre est supérieure à celle du troisième trimestre. Surtout, la hausse de l’emploi intérimaire est de 14,1% sur un an. Or, c’est un indicateur avancé de l’emploi, en particulier dans l’industrie, qui concentre environ la moitié des emplois de l’intérim. Si la progression de l’emploi dans l’industrie n’est pas aussi élevée que dans le reste du secteur privé, sans doute faut-il y voir en partie un effet des fortes difficultés de recrutement qui remonte du terrain.
Comme le rappelait Alexandre Saubot, le président de France Industrie, lors d’une conférence de presse le 3 février, « la moitié des emplois en tension sont des métiers de l’industrie ». Techniciens en travail des métaux, ingénieurs et cadres d’études de R&D, ingénieurs de production, ouvriers qualifiés de la maintenance, mais aussi bouchers dans l’agroalimentaire... La Dares confirme que tous ces métiers donnent du fil à retordre aux employeurs, dont les carnets de commande sont pourtant bien remplis.



