La fermeture du site de l’équipementier automobile Novares à Ostwald (Bas-Rhin), spécialisé dans l’injection plastique, sera à l’ordre du jour d’un CSE central le 25 septembre prochain au siège social du groupe, à Vélizy-Villacoublay (Yvelines). Les salariés de l’usine alsacienne ont appris la décision du groupe lors d’une réunion extraordinaire du CSE en début de semaine. 126 salariés sont concernés.
En cause, la diminution des commandes pour l’usine alsacienne. Lors de la réunion de lundi, les employés de Novares ont également appris que les négociations avec le constructeur automobile britannique Ineos, qui cherchait un sous-traitant local pour son site de production de Hambach (Moselle), n’avaient pas abouti. Ce contrat aurait permis de relancer le chiffre d’affaires de l’usine.
Départ de Stellantis et Toyota
«Depuis 2018, nous n’avons plus de nouveaux projets de la part de Stellantis, un très important client. Ceux sur lesquels nous travaillons arrivent en fin de parcours», soulève Isabelle Weber, déléguée syndicale CFTC du site. Durant un an, le site d’Ostwald a produit des pièces pour Toyota, suite à l’incendie d’une usine de Novares en République Tchèque. «C’était un nouveau challenge à relever, tout le monde s’y est mis! Mais la production est repartie en juin en République Tchèque, où une usine neuve a été reconstruite», reprend Isabelle Weber.
Les salariés de Novares Ostwald ont débrayé le 12 septembre. Les élus syndicaux préparent désormais l’échéance du 25 septembre. «On va faire au mieux pour négocier les conditions de départ, car tout le monde est méritant», souligne Isabelle Weber.



