Les grands équipementiers sentent le vent tourner alors que le marché automobile européen est atone. Dans un contexte de coûteuse reconfiguration technologique, ils enchaînent les plans de restructuration. Valeo souhaite fusionner deux divisions et ainsi supprimer 735 emplois, dont 235 en France, quand Forvia, accusant une surcapacité de 20% dans la région, va supprimer jusqu’à 10 000 emplois au cours des cinq années à venir (grâce aux départs à la retraite et à un moindre recours aux intérimaires). Outre-Rhin, ZF envisage dans le pire des cas la suppression de 12 000 emplois dans les années à venir pour délocaliser ses activités vers des pays d’Europe de l’Est ou en Inde.
Michelin va aussi baisser ses effectifs
Son compatriote Bosch compte éliminer 2700 emplois en trois ans. La France n’est pas épargnée dans le plan de l’équipementier allemand : 40 postes sont menacés à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) à la suite de la décision de fermer le centre d’essai automobile en juin, tandis que l’avenir de l’usine de Rodez (Aveyron) est toujours en suspens. Côté pneumaticiens, 5 500 postes sont sur la sellette chez Continental, tandis que son concurrent français Michelin a officialisé en novembre 2023 sa décision de stopper certaines activités dans ses usines allemandes et se séparer de 1 532 collaborateurs.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3729 - Avril 2024



