Pour de nombreux commerces de proximité, mais aussi PME industrielles du BtoC, basculer son activité sur le numérique est une question de survie. Surtout à l’approche des fêtes de fin d’année, où certains réalisent jusqu’à 60% de leur chiffre d’affaires. Le ministère de l’Economie a annoncé un soutien de 100 millions d’euros pour la numérisation des TPE et PME et lancé un appel à projets pour recenser les fournisseurs de solutions de tricolores.
Leur rôle : accompagner les TPE et PME dans l’intégration d’une place de marché, la mise en place du paiement en ligne, la création d’un site internet,... Les solutions labellisées par Bercy seront connues mi-novembre. En attendant, le ministère a publié un guide de bonnes pratiques, tandis que l’association France Digitale a sorti un kit listant différentes start-up françaises. L’Usine Nouvelle peut ainsi vous proposer un premier décryptage des solutions et une liste non-exhaustive des fournisseurs made in France.
Le click and collect
Vendre par le retrait de commandes est certainement la solution la plus simple. On peut continuer de recevoir les commandes par téléphone, les emballer et les donner au client qui se déplace lui-même.
Un process qui peut être largement optimisé par le numérique. La start-up Zenchef, qui s’adresse surtout au restaurateur, permet de gérer les menus digitaux, les réservations, les heures de passage, le fichier client pour les clients ... Autre solution proche : Wynd, qui propose aussi de gérer la livraison.
Le site de vente en ligne
Pour un libraire ou un fabricant de vêtements, posséder son propre site de vente en ligne peut s’avérer intéressant. Trois pépites tricolores pour ce faire : Prestashop, Oxatis et Store Commander. Basée à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), cette-dernière avait proposé aux professionnels, lors du premier confinement, la création d’un site de e-commerce de proximité en 24 heures.
La place de marché
Voilà le nouveau terme à la mode. La marketplace permet de vendre ses biens sur un lieu numérique réunissant plusieurs vendeurs et disposant donc d’une force de frappe importante. Le phénomène a dopé la croissance de la nouvelle licorne française Mirakl. C’est elle qui opère la marketplace lancée en juin par Carrefour ou encore celle d’Intermarché, qui va l’accompagner d’un "drive solidaire" pour le retrait des produits des petits commerçants à compter du lundi 9 novembre. Mirakl dispose de sa propre place de marché, Mirakl Connect, mais propose aussi aux PME industrielles de les positionner sur celles qu’il opère.
D’autres places de marchés existent : Mano Mano pour positionner ses produits de bricolage, Epicery pour les produits frais...
Gérer les livraisons
Il existe bien sûr tous les services de La Poste et ceux de sa filiale de coursiers à vélo, Stuart. Mais des pépites tricolores innovent aussi dans le domaine. Cocolis et Shopopop proposent par exemple de mutualiser les livraisons, les colis étant récupérés et distribués en fonction des itinéraires des livreurs.
Autre innovation qui s’attaque à l’empreinte environnementale du commerce en ligne : la start-up Hipli a lancé en juillet un colis réutilisable, envoyé par les e-commerçants et renvoyé en boîte aux lettres par les consommateurs.



