[Covid-19] Pourquoi la biopharma Pharnext s’associe à l’IHU Méditerranée du professeur Raoult

La biopharma Pharnext, qui utilise l’IA et le big data pour définir des combinaisons de médicaments afin de créer des traitements innovants, va travailler avec l’Institut hospitalo universitaire de Méditerrannée, dirigé par le professeur Raoult. Objectif : tester in vitro des combinaisons de médicaments contre le Covid-19.

 

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IHU Méditerranée
L'IHU Mediterranée va tester des combinaisons de médicaments contre le Covid-19 identifiées par Pharnext.

Le spécialiste de la pléothérapie – la combinaison de médicaments existants, mais à des doses réduites, pour mettre au point de nouveaux traitements - s’associe au professeur Raoult. L'entreprise française Pharnext va en effet mener des essais in vitro de traitements du Covid-19 au sein de l’Institut hospitalo universitaire (IHU) de Méditerranée. Ensemble, ils vont tester le repositionnement de médicaments connus contre le virus Covid-19.

Dès le mois de mars, Pharnext avait identifié 97 médicaments fréquemment prescrits comme candidats potentiels au repositionnement dans le traitement du Covid-19. Quatre étaient déjà en cours d’essais cliniques à l’époque, dont l'hydroxychloroquine, la chloroquine et l'azithromycine.

Un big data des données biomédicales

Comment Pharnext a-t-il identifié ces 97 médicaments ? La société parisienne a conçu un gigantesque système d’analyses des données biomédicales. Il rassemble toutes les données biologiques disponibles associées à une maladie donnée. Pour chaque maladie, Pharnext construit un réseau moléculaire, sorte d’inventaire des cibles thérapeutiques potentielles. "A partir de ce réseau, l’entreprise sélectionne et repositionne des médicaments connus pour des indications différentes, à de nouvelles doses optimales pour identifier des combinaisons synergiques", détaille-t-elle.

Pour le Covid-19, la biopharma s’est attelée à évaluer quelle partie du fonctionnement cellulaire est affectée par les coronavirus (tels le SRAS et le MERS) et quels médicaments déjà approuvés pour des maladies courantes pourraient entraver ce processus. "Un grand nombre de ces médicaments candidats au repositionnement avaient été initialement développés et prescrits pour des maladies fréquentes telles que le diabète de type 2 et l'hypertension. Il se trouve que les personnes souffrant de ces maladies présentent les risques les plus élevés d'évoluer vers des formes graves de Covid-19. Cela suggère, qu’outre diverses raisons potentielles liant ces pathologies avec la sévérité de Covid-19, un lien biologique entre ces maladies courantes, la sensibilité à Covid-19 et les médicaments identifiés par Pharnext", indique l’entreprise.

Tests rapides in vitro

Pharnext compte sur son partenariat avec l’IHU Méditerranée pour valider ses premiers résultats et faire avancer ses travaux en vue d'un traitement du Covid-19, à travers une série de tests rapides in-vitro. L'Institut hospitalo-universitaire de Marseille a mené une étude en mars sur la combinaison de l'hydroxychloroquine et de l'azithromycine chez 26 patients infectés par le Sars-CoV-2. Mais la méthodologie de cette étude avait été critiquée par la communauté scientifique.

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