"Il nous arrive parfois dans la vie des événements qu’on ne choisit pas, qui nécessitent une souplesse de l’employeur, avec qui il faut s’arranger", estime Laure Bomo, la directrice des relations sociales de Coca-Cola European Partners France, 2 600 collaborateurs dont 1 000 en production et 700 commerciaux itinérants.
Un accord "qualité de vie au travail" a été signé, en février 2020, entre la direction et quatre organisations syndicales pour mettre en place du "flexible working", un mode de travail réservé aux situations "exceptionnelles", à distinguer du télétravail, plus régulier.
4 jours par mois
Tout salarié en CDI ou CDD de plus de trois mois peut demander à travailler chez lui ou ailleurs, en cas de besoin, jusqu’à 4 jours par mois, au dernier moment, la même semaine ou non, si son manager est d’accord. Le flexible working permet aussi des aménagements d’horaires et des absences exceptionnelles de deux heures, "afin de répondre à un besoin personnel", indique l’accord. Un congé supplémentaire de 5 jours est créé pour les aidants familiaux. "Les personnels de production, comme les commerciaux, doivent anticiper leurs demandes d’absence pour qu’elles soient compatibles avec le rythme de production et le circuit quotidien auprès de nos clients", indique Laure Bomo.
Quel est l’intérêt de l’entreprise ? "Un salarié que l’on aide à affronter ses soucis personnels se sent bien dans l’entreprise, a la tête à ce qu’il fait et est fier de son employeur. C’est aussi un facteur d’attractivité pour les nouveaux arrivants", témoigne Laure Bomo.



