À demande constante, que rapporterait la relocalisation d'une partie de la production à l'économie française ? C'est la question à laquelle l'Insee a cherché à répondre dans une longue étude publiée fin octobre. De 1965 à 2019, la part de made in France dans lesbiens industriels a chuté de 82 à 38%. L'Insee a simulé l'effet d'un rapatriement d'activités industrielles sur l'activité, l'emploi ou l'empreinte carbone.

500 000 tonnes de CO2 économisées dans le monde
Selon ces calculs, implanter en France plutôt qu'à l'étranger un site industriel générant 1 milliard d'euros de valeur ajoutée induirait au total 2 milliards d'euros de valeur ajoutée pour l'économie française et 24 400 nouveaux emplois directs et indirects. «Il y aurait des effets d'entraînement sur d'autres secteurs, ce qui multiplierait le nombre d'emplois créés», souligne Pauline Givord, la cheffe du département des études économiques de l'institut statistique.
En particulier dans l'industrie agroalimentaire, où 1 milliard d'euros de valeur ajoutée relocalisée créerait jusqu'à 37 400 emplois. La relocalisation devrait également avoir des effets vertueux sur le climat. Grâce au mix énergétique français, la production tricolore est moins carbonée que celle de ses partenaires commerciaux.
Rapatrier la production en France réduirait en moyenne de 500 000 tonnes les émissions de CO2 mondiales par milliard d'euros de valeur ajoutée. Cela augmenterait en revanche les émissions carbone sur le territoire. Un mal pour un bien.




