Aux Etats-Unis, l'Agence d'observation océanique et atmosphérique triple ses capacités de calcul intensif

La NOAA, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique, se dote de deux nouveaux supercalculateurs jumeaux. Construits par HPE, ils triplent la capacité de calcul par rapport aux supercalculateurs précédents de l'agence.

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Dogwood, le nouveau supercalculateur de la NOAA aux Etats-Unis
Dogwood est l'un des deux nouveaux supercalculateurs de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique.

La NOAA (National oceanic and atmospheric administration), l’agence de prévisions météorologiques et recherche sur le climat des Etats-Unis, a inauguré le 28 juin, deux nouveaux supercalculateurs jumeaux : Dogwood à Manassas, en Virginie, et Cactus, à Phoenix, en Arizona. Ils deviennent les deux supercalculateurs météorologiques et climatiques les plus puissants du pays. Construits par HPE, ils affichent chacun une puissance de calcul crête de 12,1 petaflops, c’est-à-dire de 12,1 millions de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde.

« C'est un grand jour pour la NOAA et l'état des prévisions météorologiques aux Etats-Unis, déclare dans le communiqué Ken Graham, le directeur du National weather service de la NOAA. Les chercheurs développent de nouveaux modèles de prévision basés sur des ensembles à une vitesse record, et nous avons maintenant la puissance de calcul nécessaire pour mettre en œuvre bon nombre de ces avancées substantielles afin d'améliorer les prévisions météorologiques et climatiques. »

Vers des modèles météo plus précis et plus réalistes

Par rapport aux deux anciens supercalculateurs construits l’un par Cray, l’autre par IBM pour les centres de la NOAA à Reston, en Virginie, et à Orlando, en Floride, les deux nouveaux supercalculateurs triplent la puissance de calcul. Ils servent de machine de calcul primaire et de sauvegarde avec, en cas de panne, un transfert des opérations d'un système à l’autre. Couplé aux autres supercalculateurs de recherche et développement de la NOAA en Virginie-Occidentale, au Tennessee, au Mississippi et au Colorado, ils portent la capacité totale de calcul de l’agence à 42 pétaflops, contre 26 pétaflops auparavant.

Pour la NOAA, cette amélioration offre les moyens de déployer des modèles de prévisions météorologiques de plus haute résolution, donc plus réalistes. Cela se traduira par des prévisions et des avertissements meilleurs. L’agence prévoit la mise à niveau de son système de prévision mondiale dès cet automne, et le lancement d'un nouveau modèle de prévision des ouragans pour la saison des ouragans 2023.

Les Etats-Unis battus par la Corée du sud

Les Etats-Unis se targuent d’être la première puissance de calcul intensif dans le monde en capacité installée, devant la Chine qui abrite pourtant le plus grand nombre de supercalculateurs. Mais dans le domaine des prévisions météo et des recherches climatiques, ils sont battus par la Corée du Sud, dont ses deux supercalculateurs jumeaux Guru et Maru (construits par Lenovo) affichent une puissance de calcul crête de 25,5 petaflops, plus de deux fois supérieure à celles de leurs équivalents américains.

Les Etats-Unis font toutefois mieux que la France où Tamaris, le supercalculateur le plus puissant de Météo France (construit par Atos), offre une puissance de calcul crête de 10,3 pétaflops. Les supercalculateurs Dogwood et Cactus de la NOAA pointent respectivement aux 49e et 50e places du dernier Top 500, le classement des 500 supercalculateurs les plus puissants de la planète publié en juin 2022.

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