L’ultime réunion n’a pas réussi à mettre les partenaires sociaux d’accord. Le conclave sur les retraites s’est terminé sans parvenir à un texte de compromis lundi 24 juin dans la soirée après quatre mois de négociations pour modifier la réforme de 2023 sur les retraites. A l'initiative du conclave et insatisfait d’un échec «si près du but», François Bayrou veut recevoir à Matignon les partenaires sociaux dès ce mardi 24 juin matin, pour «rechercher des voies de passage» et conclure un accord.
La pénibilité encore une fois au cœur des discussions
Cette dernière chance devait être l’occasion d’examiner un texte élaboré par le médiateur des débats, Jean-Jacques Marette. Au cœur des désaccords, le financement des retraites mais aussi la pénibilité et l’usure professionnelle. Alors que les syndicats souhaitaient des départs anticipés à la retraite, le patronat refusait jusque-là pour favoriser d’autres solutions comme des reconversions ou des temps partiels.
Les patrons du Medef et de la CPME, Patrick Martin et Amir Reza-Tofighi, ont finalement convoqué la presse dans l’après-midi, juste avant la reprise des concertations, pour proposer une possibilité de départ anticipé en cas d’usure, mais uniquement en cas d’avis médical.
La déclaration a été jugée insuffisante par les représentants des syndicats. CFDT, CFTC et CFE-CGC, qui se prononcent pour une automaticité de cette option, ont appelé à travailler sur le texte du médiateur comme prévu initialement, plutôt que sur les nouvelles propositions du patronat. A l’issue des discussions, la CPME c’est néanmoins dite «prête à poursuivre le dialogue», et compte se rendre à Matignon, en réponse à l'invitation du Premier ministre. La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon a également confirmé la présence de son syndicat.



