À la recherche des sons perdus

En 2018, la start-up Sound to Sight, s’est lancée dans le projet fou d’enregistrer les bruits des vieilles machines.

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CTTM le Mans
Le CTTM soutient Antoine Châron dans son projet d'enregistrer les sons des anciens objets industriels.

Pas question que les sons des produits manufacturés tombent dans l’oubli. C’est pour sauver le patrimoine sonore industriel qu’Antoine Châron, le cofondateur de la start-up Sound to Sight, s’est lancé en 2018 dans le projet fou d’enregistrer les bruits des vieilles machines. « Avec le temps, certains métiers et produits disparaissent et on ne saura plus quels bruits ils faisaient... », prévient-il. Entre voitures anciennes (Citroën B14, Renault NN...), avions de légende (Piper L-4H, Morane-Saulnier MS.500...) et autres instruments de musique mécanique, il s’attelle à chasser les sons de ces objets, soit sur place, soit en les plaçant dans les chambres anéchoïques du CTTM et du Laum, qui soutiennent la démarche.

Une quarantaine de sons, parfois associés aux témoignages de ceux qui utilisaient ces engins, sont disponibles sur le site patrimoinesonore.org. Si certains propriétaires privés et musées – Musée de la musique mécanique à Dollon (Sarthe), Espace Air Passion à Marcé (Maine-et-Loire) – l’aident dans sa collecte, Antoine Châron ne dirait pas non à un coup de pouce : « J’aurais besoin de moyens humains et matériel pour augmenter cette base de données. » Avis aux mécènes !

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