Voici les sept fabricants de micro-lanceurs sélectionnés par le CNES pour de futurs lancements à Kourou

Sept lauréats européens ont été désignés par le Centre national d’études spatiales pour le futur accueil de micro et mini-lanceurs au Centre spatial guyanais, dont deux entreprises françaises. Une illustration du dynamisme du NewSpace en Europe, dont les jeunes pousses doivent maintenant s’inscrire dans la durée.

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Zephyr Venture Orbital Systems
Latitude fait partie des deux pépites françaises pré-sélectionnées par le Cnes pour de futurs lancements à Kourou. Mais il reste beaucoup d'étapes à franchir...

Le New Space européen sur une rampe de lancement. Sept entreprises ont été pré-sélectionnées par le Centre national d’études spatiales (CNES) pour potentiellement fournir des micro et mini-lanceurs . Ces alternatives aux lanceurs classiques se révèlent indispensables pour les projets de constellations de satellites comme Starlink ou OneWeb, pour lesquels des solutions classiques comme Ariane 5 sont trop imposants, trop chers... voire indisponibles.

Outre l’italien Avio, les allemands HyImpulse Technologies, ISAR Aerospace et Rocket Factory et l’espagnol Payload Aerospace, deux entreprises françaises ont également été retenues : Latitude (ex-Venture Orbital Systems), basée à Reims (Marne) et la filiale d'Arianegroup MAIA Space, dont le mini-lanceur doit être opérationnel en 2026. Le CNES s’en félicite, estimant dans un communiqué que cela illustre le « dynamisme du tissu industriel national que le CNES stimule depuis longtemps ».

Il s'agit d'une première étape. Après une discussion approfondie sur les plans techniques et financiers, un accord préliminaire formalisera ensuite leur sélection au sein du Centre spatial guyanais, avant la signature de contrats. La base de Kourou, souligne le CNES, présente le mérite d’offrir « une situation géographique particulièrement favorable » ainsi que « 50 ans d’expérience » en matière de lancements. Les nouveaux lanceurs seront accueillis sur le site Diamant et pourront utiliser des moyens communs (route d’accès, alimentation) comme des moyens spécifiques à chaque lanceur (table de lancement, bâtiment d’assemblage…). Pour le CNES, « l’accueil de ces nouveaux opérateurs commerciaux s’inscrit dans la transformation qu’opère actuellement le port spatial de l’Europe et démontre sa forte attractivité ».

L’Europe bien positionnée sur le New Space

Le New Space, soit l’irruption des acteurs privés dans un domaine jusque-là réservé aux organismes publics, semble réussir aux start-up françaises et européennes. « Ça commence à grouiller. Il y a des projets un peu partout. Les jeunes de la deeptech française décident de créer leur entreprise et se lancent », soutenait Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, à L’Usine Nouvelle en décembre dernier. Il leur faut maintenant démontrer que ces promesses sont fondées. « C’est surtout la capacité à s’inscrire dans la durée qui pose encore problème,déclarait début juillet Ane Aanesland, co-fondatrice du constructeur de mini propulseur ionique TrustMe. Il faut rester compétitif à l’échelle internationale et la compétition est rude. »

Par sa législation relative aux opérations spatiales (LOS) très favorable aux nouveaux entrants, et ses coûts de mise au point beaucoup plus abordables de ce côté de l’Atlantique grâce à des salaires plus bas qu’aux Etats-Unis, l’Europe dispose pourtant d’atouts sérieux pour tenir la dragée haute à Pékin et à Washington dans cette nouvelle course à l’espace. L’enjeu est de première importance pour les Européens : en février dernier, le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton pointait la nécessité pour le Vieux continent de garder son rang de puissance spatiale.

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