C'est peu dire que le chantier de la centrale nucléaire EPR de Hinkley Point (dans la région du Somerset, au Royaume-Uni) a connu son lot de retards et de déconvenues, à l'image de son cousin français de Flamanville (Manche). EDF a d'ailleurs revu à la hausse le coût du projet lors de la présentation de ses résultats annuels, en raison de l'inflation, à plus de 32 milliards de livres (36 milliards d'euros). En mai 2022, il repoussait officiellement d'un an la fin du chantier : les deux nouveaux réacteurs ne seront pas livrés avant juin 2027, au plus tôt.
Dans ce contexte compliqué, toutes les bonnes nouvelles sont bonnes à prendre. Lundi 27 février, EDF communique sur une étape importante du chantier : l'arrivée sur site de la cuve sous pression d'un des deux réacteurs. Cette pièce essentielle de 500 tonnes est le cylindre en acier haute résistance qui contient le combustible nucléaire où s'opère la réaction en chaîne nécessaire à la production de chaleur. Il a été transporté par bateau et par camion depuis la France jusqu'à sa destination finale. Sa conception et son assemblage (effectué à Saint-Marcel, en Saône-et-Loire) ont nécessité 800 000 heures de travail aux équipes de Framatome, son fournisseur.
Le bâtiment qui abritera le réacteur est en cours d'achèvement sur le chantier où s'affairent chaque jour 8 000 ouvriers et ingénieurs. Les deux réacteurs de Hinkley Point C sont les premiers construits sur le sol britannique depuis plus de 30 ans.



