Veolia a été choisi pour opérer la première usine de valorisation énergétique des déchets de Turquie, à Istanbul. La multinationale a fait savoir, vendredi 21 avril, qu’elle avait remporté le contrat d’exploitation et de maintenance de ce site, le plus grand d’Europe en la matière. Avec une capacité de traitement de 1,1 million de tonnes de déchets ménagers non recyclables par an, il permettra d’économiser chaque année, lorsqu’il aura atteint sa pleine puissance, près de 1,5 million de tonnes d'émissions de carbone selon l’entreprise de recyclage et de gestion des déchets Istac, qui participe au projet.
560 000 mégawattheures d’électricité seront produits par une turbine de 85 mégawatts, soit l’équivalent de la consommation d’environ 1,4 million d’habitants à Istanbul, qui en compte près de 16 millions. «Le lancement de la première usine de valorisation énergétique des déchets à l'échelle de la Turquie et la plus grande en Europe, représente une étape historique dans le développement durable de notre pays», s’est réjoui Istac dans un communiqué. Le montant du contrat et sa durée n’ont pas été révélés.
2 térawattheures d'énergie renouvelable d'ici à 2027
Cette initiative confirme la volonté de Veolia de se positionner dans la production d’énergie, y compris pour assurer sa propre autonomie énergétique. C’est dans cette optique que la société française avait annoncé en septembre 2022 vouloir produire 2 térawattheures d’énergie locale 100% d’origine renouvelable d’ici à 2027. Pour cela, Veolia compte s’appuyer sur la production de biogaz à partir de déchets organiques, sur la méthanisation des boues produites par les stations d’épuration des eaux usées, sur la biomasse et le combustible solide de récupération, ou encore les panneaux photovoltaïques pour générer de l’électricité.



