Depuis la fermeture du site Luxfer en 2019, l’Europe ne disposait plus de capacités de production de bouteilles haute pression. Elle s’est retrouvée vulnérable face aux besoins de bouteilles d’oxygène lors de la première vague du Covid-19. L’État et les collectivités locales se sont activés pour trouver un successeur à l’entreprise américaine. Début janvier, le groupe français Europlasma, spécialisé dans le traitement des déchets dangereux, a annoncé son intention de prendre le relais.
Pas sur le site originel de Gerzat, mais à Cébazat, à 5 kilomètres de là, toujours dans le Puy-de-Dôme. Cette usine toute neuve nécessitera un investissement de 100 millions d’euros. Elle sera dédiée à la production de bouteilles en aluminium permettant de stocker des gaz haute pression et comprendra un centre de R&D. L’objectif est de créer 200 postes d’ici à 2028, afin de réembaucher une partie des 136 salariés privés d’emploi lors de la fermeture de Luxfer.
Le début de la construction de l’usine est prévu en 2023, avec un démarrage de l’activité en 2024. « Le site générera un chiffre d’affaires de l’ordre de 10 millions d’euros dès 2025 », assure Europlasma. L’usine devrait ensuite « atteindre sa cadence optimale et générer 50 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel dès 2029 ». Le groupe, qui avait repris Tarbes Industry en 2020, espère ainsi ouvrir la voie à la création d’une filière rendant à l’Europe son autonomie de production de bouteilles de gaz haute pression en aluminium.

Vous lisez un article du numéro 3703 de L'Usine Nouvelle - Février 2022



