Comme un écho à l’annonce du président de la République d’une dizaine de RER métropolitains, Strasbourg a mis en service, le 11 décembre, son Réseau express métropolitain européen (Reme). Il démontre que les régions se sont emparées de ce sujet depuis des années.
« Le Reme est avant-gardiste dans sa conception, précise Jean Rottner (LR), l’ancien président de la région Grand Est. Il permet un cadencement ferroviaire élevé. Et là où il n’y a pas de trains, nous maillons le territoire avec des bus et des autocars express. » C’est une offre multimodale, qui a pour colonne vertébrale le rail, avec 800 trains supplémentaires par semaine depuis le 11 décembre, et mille à partir de juillet 2023.
Cela représente une augmentation de l’offre de 43 % avec des trains cadencés de 5 à 23 heures, sept jours sur sept qui desservent 95 gares. Le projet, financé par l’Europe, la région Grand Est et l’Eurométropole de Strasbourg, a déjà nécessité un investissement de 700 millions d’euros, dont 120 pour la quatrième voie entre Strasbourg et Vendenheim. Elle permet d’avoir une première ligne traversante entre Saverne et Sélestat, sans changer de train à la gare centrale de la capitale alsacienne.
Des lignes transfrontalières seront incorporées au Reme à partir de 2025. Problème, les trains manquent à l’allumage (retard et annulation). Seule la moitié de l’offre prévue circule...

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3715 - Mars 2023



