Après Grandpuits (Seine-et-Marne), La Mède (Bouches-du-Rhône) et la Normandie, TotalEnergies s’attaque à la décarbonation de sa raffinerie d’Anvers, en Belgique. En 2024, le pétrolier y a installé un parc de batteries de 25 MW, qui compense l’intermittence des énergies renouvelables et participe à l’équilibre du réseau national.
Dans le courant de l’année, sera mise en œuvre une production de 50000 tonnes de carburant aérien durable par coprocessing, un procédé déjà utilisé en Normandie qui traite en simultané hydrocarbures et biomasse dans une unité de raffinage conventionnelle. Enfin, à partir de 2027, la raffinerie utilisera 15000 tonnes d’hydrogène vert, produit par un parc d’électrolyseurs d’Air Liquide de 200 MW, alimenté par des éoliennes en mer de TotalEnergies.
Mais elle perdra l’un de ses vapocraqueurs, le plus ancien. Il ne sera pas intégré à la production aval de polymères de TotalEnergies, d’ici à 2027, pour cause de surcapacité de production d’éthylène en Europe et de l’arrêt d’un contrat majeur avec ExxonMobil. Cela entraînera la suppression de 253 postes, sans licenciement sec, assure le pétrolier.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3743 - Juin 2025



