Pour la troisième fois en deux ans, TotalEnergies a mis à jour, fin mars, sa feuille de route climatique. Soumise au vote des actionnaires le 25 mai, elle décrit à quoi ressemblerait un groupe pétrolier neutre en carbone sur les scopes 1, 2 et 3.
En l’occurrence, ce sera à 50 % un producteur d’électricité renouvelable, qui produira aussi 25 % de molécules décarbonées issues de la biomasse (biocarburants, biogaz) et de l’électricité (hydrogène, e-fuels), et 25 % de pétrole et de gaz. Les émissions résiduelles de ses clients (scope 3), environ 100 millions de tonnes équivalent CO2, seront intégralement capturées, recyclées ou compensées.
En 2050, TotalEnergies envisage de produire annuellement dans le monde 500 térawattheures d’énergie solaire et éolienne (soit la consommation actuelle de la France), 50 millions de tonnes (Mt) de gaz et carburants renouvelables, 25 à 30 Mt de gaz naturel liquéfié, 10 Mt de polymères et 0,2 à 0,3 Mt de pétrole. Pour y parvenir, le groupe consacrera d’ici à 2025 près d’un tiers de ses investissements (14 à 15 milliards de dollars par an) à l’électricité, 5 % aux nouvelles molécules décarbonées et 20 % au développement de nouveaux gisements d’hydrocarbures fossiles.



