Les spécialistes connaissaient ce projet britannique de capture et stockage sous-marin de CO2 sous ce nom de Clean Gaz Projet. Il faut maintenant l’appelée Net Zero Teeside. Et bien retenir ce nom, car il pourrait devenir synonyme de solution pour la neutralité carbone dans la chimie.
Un consortium de cinq pétroliers dirigé par BP
Déjà trois industriels de la zone industrielle de Teeside au Nord-est du Royaume-Uni, responsable de 5,6 % des émissions de gaz à effet de serre industrielles du pays, sont intéressés par cette solution pour décarboner leurs activités. Il s’agit du producteur d’engrais britannique CF Fertilisers, du chimiste coréen Lotte Chemicals et du producteur de gaz Boc (groupe Linde), l’équivalent de notre Air Liquide.

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Ce projet, dont l’étude a été financée par le fonds d'investissement de plus d'un milliard de dollars de L’Oil and Gas Climate Initiative (OGCI) créé en 2016 par les pétroliers pour développer le CCUS dans le monde, vient de passer un cap. Un consortium de cinq majors pétrolières européennes, piloté par BP et comprenant Total, Eni, Equinor et Shell, vient en effet de se créer pour accélérer le projet.
Stocker jusqu'à 1 milliard de tonnes de CO2
Net Zero Teeside vise à recueillir, comprimer et stocker jusqu’à 6 millions de tonnes de CO2 par an émis par des industriels dans un réservoir sous la mer du Nord, qui aurait une capacité de 1000 Mt. Le projet prévoit aussi l’installation d’une centrale électrique avec turbine à gaz à cycle combiné (CCGT) dotée d'une technologie de capture du carbone qui fournira, en complément, des sources d'énergie renouvelables. Il pourrait être mis en service au milieu des années 2020. Dans sa phase de mise en service, le projet pourrait créer 5 500 emplois et représenter un gain de 540 millions de livres pour la région.
Sur les traces d'un projet norvégien
Le projet britannique est néanmoins moins avancé que le projet norvégien Northern Lights. Piloté par la société publique norvégienne ad hoc Gaznova, il vise aussi à capturer les émissions de CO2 d‘industriels et à les enfouir en mer du Nord. Là, le forage du puits a déjà commencé et un consortium composé d’Equinor, Total et Shell développe la partie transport du CO2. Deux industriels, une cimenterie et le centre de traitement de déchets d’Oslo, sont les premiers partenaires industriels. La décision finale d’investissement du gouvernement norvégien est attendue au plus tard en 2021.



