L’assemblée générale de Total du 31 mai devrait faire date. Sauf très improbable coup de théâtre, les actionnaires voteront le changement de nom du groupe.
Pour marquer son virage stratégique vers l’électricité et les énergies renouvelables, Total devient TotalEnergies SE. Le passage à un statut d’entreprise européenne avait été acté dès 2020. Les actionnaires seront également invités à entériner la nouvelle politique climat du groupe, qui vise la neutralité carbone en 2050, sur les scopes 1 et 2 (émissions directes et énergétiques) dans le monde, et sur le scope 3 (émissions indirectes liées à l’utilisation de ses produits par ses clients) en Europe. Pour enfoncer le clou, ils devront voter l’introduction d’un critère de performance, donc de rémunération des dirigeants, lié à la baisse des émissions sur le scope 3.
Mais alors que la gouvernance dissociée gagne du terrain dans les groupes du CAC 40, comme chez Engie et Danone, Total entend reconduire son PDG, Patrick Pouyanné, quatre ans de plus. Les seuls changements notables au conseil d’administration concernent le départ de l’économiste Patrick Artus et le remplacement du directeur général de Stellantis, Carlos Tavares, par le PDG de Valeo, Jacques Aschenbroich.



