Enedis est la filiale d’EDF qui gère le réseau électrique de basse tension en France. Leurs techniciens installent, réparent et entretiennent les lignes mais sont également chargés d’installer les compteurs digitalisés Linky. Indispensable à l’acheminement de l’électricité à travers tout le pays, Enedis assurera sa mission pour ce deuxième confinement en adaptant le travail de ses 38 000 employés.
Enedis a anticipé le confinement
Bien avant l’annonce du deuxième confinement en France, le gestionnaire du réseau électrique s’était préparé à être 100% opérationnel. Avec près de 60% de ses effectifs aujourd’hui en télétravail, Enedis a renforcé son équipement pour accueillir 10 000 connexions supplémentaires sur son réseau informatique. Au cours d’une journée habituelle de télétravail massif, les pics atteignent environ 20 000 connexions. Le quart des salariés d’Enedis qui travaille sur les chantiers ne peut bien entendu télétravailler mais a pu bénéficier d’assouplissement pour éviter au maximum les contacts.

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Pas de perturbations pour les installations Linky
Enedis dit poursuivre sans encombre les installations de ses compteurs digitalisés Linky. "Nous relevons en moyenne 30 000 téléopérations Linky par jour ce qui signifie autant d’intervenants physiques en moins", se félicite Olivier Duhagon, directeur des ressources humaines à Enedis.
Certains changements voués à être pérennisés
La crise du coronavirus a littéralement fait éclater de nombreuses barrières sur la façon de travailler. Avant le confinement, certains postes comme les conseillers clientèle ou agents de cartographie étaient enracinés à leurs tours informatiques mais les impératifs sanitaires ont balayé les réticences au télétravail. En accord avec ses syndicats, Enedis a même décidé de pérenniser certaines mesures qui apportaient plus de souplesse à ses salariés : pouvoir se rendre directement aux chantiers sans passer par le bureau, être plus flexibles sur certains horaires, étendre le télétravail.
"Quand on passe de 5 000 personnes autorisées à deux jours de télétravail avant la crise du Covid à 20 000 personnes 5 jours sur 5, le management en ressort bouleversé, reconnaît Olivier Duhagon. On gère moins de présentéisme et plus d’objectifs. On gère la confiance. Mais on prend le risque d’avoir moins de lien social." C'est pourquoi l'entreprise réfléchit également à aménager plus d’open spaces, ayant conscience que le salarié de demain viendra principalement pour participer aux réunions avec d’autres collègues.



