Une crise des semi-conducteurs, principalement liée au ralentissement du marché de l’automobile, qui se prolonge. Avec des clients qui ont sur-stocké. Voilà ce qui explique, d’après une source proche du dossier, la petite forme de STMicroelectronics, dont le chiffre d’affaires a connu une forte baisse en 2024 (-23%), qui perdure au premier trimestre 2025.
Si, côté direction, on minimise l’impact de ce contexte, pariant sur une reprise prochaine du secteur, Bloomberg a jeté un pavé dans la mare en évoquant jusqu’à 3 000 suppressions de postes dans les usines françaises et italiennes du fabricant de semi-conducteurs. «La seule chose d’officielle est un possible plan de départ volontaire chez les seniors, dont on ignore encore les modalités, confie un élu du CAD, le syndicat indépendant interne. Mais les plus de 55 ans dans l’entreprise sont loin de représenter 3 000 personnes.»
Pour le moment, la direction s’est engagée à ne fermer aucun site. Elle évoque plutôt une adaptation pour la nouvelle génération de gravure sur des wafers de silicium de 300 millimètres, qui rend obsolètes les unités industrielles faites pour graver sur du 200 mm. Reste à savoir sur quoi le personnel concerné va être redéployé, alors que le projet de mégafab de STMicro et GlobalFoundries, à Crolles (Isère), a du plomb dans l’aile.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3740 - Mars 2025



