Le fabricant picard de batteriesTiamat Energy séduit les grands industriels. Ainsi, le chimiste Arkema, l’acteur de la défense MBDA et le constructeur automobile Stellantis (via son fonds de capital-risque) ont annoncé en janvier qu'ils ont participé à une levée de fonds de 22 millions d’euros bouclée par cette spin-off du CNRS, sans détailler les montants engagés.
Un projet d'usine pour 2026
Fondée en 2017 à Amiens (Somme), la start-up, spécialiste de la technologie des batteries sodium-ion, cherche à financer la construction de sa première usine. Une tranche de 150 millions d’euros doit être débloquée dans les prochains mois pour concevoir un outil de production d’une capacité de 0,7 GWh d’ici à 2026. La future usine produira pour commencer des petites batteries destinées à des outils portatifs et du stockage. Des extensions pourraient permettre au site d’atteindre une capacité de 5 GWh en 2029 afin de produire des batteries plus puissantes dédiées à l’hybridation aéronautique, navale et peut-être... automobile. Si de premières applications de batteries sodium-ion sont possibles, des avancées restent toutefois nécessaires avant que des batteries de ce type puissent équiper nos voitures. Pour Stellantis, il s’agit de miser sur une technologie capable de supplanter à terme la technologie LFP (lithium-fer-phosphate), en pleine expansion.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3728 - Mars 2024



